Fin de semaine en balade.

La météo nous annonce un beau dimanche, je retiens la voiture pour ce jour-là. Juanito met à disposition dans chaque chambre ou bungalow, une carte de Huahine avec tous les points d'intérêt identifié, le tour de l'île est même orchestré, presque minuté. Pas mal. Dans l'explicatif, il faut partir en direction de Maeva à gauche, au bout du chemin, naturellement on part... à droite.

Non on n'est pas encore perdu ! Simplement, nous devons faire quelques courses pour les sandwichs de tout à l'heure.

La voiture est facile à conduire, heureusement en tong avec ce gros pansement sur le pouce. La route de ceinture ressemble à toute les routes de ceinture des îles, sauf qu'elle est belle et très bien entretenue, neuve ou peu de véhicule? Peu importe, nous écarquillons nos yeux, l'île est couverte d'une végétation dense, principalement formée de ces grands arbres déjà évoqués, si grands, qu’en son temps, un hôtel magnifique y avait même été construit attirant les stars du monde entier. Disparu, volé, emporté par un cyclone égoïste.

Nous longeons le lagon quelques instants, puis la route entre dans l’île, une côte raide se présente à nous suivi d’une descente de même nature, on commence à apercevoir la baie de Maroe qui sépare les deux îles. En longeant à nouveau le bord de l’eau, nous apercevons des pontons au bout desquels se trouvent tables et chaises… Les locaux ont tout compris, la fraicheur et l’absence de moustiques au-dessus de l’eau, Beaux endroits pour prendre l’apéro !

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On grimpe en haut du belvédère, de là-haut, une jolie vue d’ensemble sur la baie. On reprend la route, toujours vers le sud, un stop à la pointe Tereva, magnifique ! Nous en restons sans voix. Des dégradés de bleus, le silence uniquement troublé par les rouleaux océaniques qui se brisent sur la barrière de corail, formant un trait blanc au milieu de tout ce bleu.

 

 

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Le stop suivant sera culturel, un marae en bord de lagon, l’intérêt de celui-ci repose sur ses pétroglyphes (dessins sculptés) représentant des tortues, ce qui rappelle l’importance de cet animal dans la culture Mao’i. Un marae (prononcez « Maré » en roulant le « r » à la Berrichonne) est un lieu de culte ancien, celui-ci est réalisé en blocs de corail, il parait malheureusement délaissé.

Juste en face, la passe Araara attire quelques surfeurs, pour qui glisser sur ses vagues doit être une vraie récompense vue la distance à parcourir pour y arriver ! On reste là un moment à contempler le spectacle, presque envieux…

Un peu plus loin, on s’offre une récompense après tous ces efforts ; Cafés et jus de fruit au restaurant « chez Tara », bel endroit calme en bord de plage. Le dimanche, ils proposent un « ma’a Tahiti » (repas traditionnel Tahitien), on se promet de revenir…  Aujourd’hui, c’est pique-nique, on le fera dans la baie de Faie, au bord de l’eau.

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Pour continuer en beauté notre tour, nous allons faire trempette à la plage du Sofitel. De l’hôtel, il ne reste que les murs en dur, les bungalows sur pilotis ont disparu et là aussi, seuls les structures en béton sont toujours présentent. Le responsable ? Le même cyclone dévastateur et la peur des assurances que cela ne recommence et qui empêche la reconstruction. Seul, un gardien reste présent pour interdire l’accès du site et ainsi éviter tout accident dont la chaine hôtelière resterait responsable…

Le soleil est fort, on se crème, et hop, à l’eau. La plage est redevenue publique et des familles de la région ont fait comme nous… Le cadre est somptueux, le temps et magnifique, pas ou peu de nuages… Le bonheur. Après un long moment de baignade durant lequel nana, toujours très attentive à la sécurité, aidera un jeune enfant à rejoindre le bord pour cause de courant trop fort pour lui et de parents distraits.(!)

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Comme d’habitude sur Moorea, nous sommes à l’affût tout en nous promenant et nous ne résistons pas lorsqu’un régime de bananes jaunissant s’offre à nos yeux en bord de route. Non loin de là, un manguier généreux nous offrira quelques fruits juteux, jolie récolte !

 

Sur la route du retour, après une grande étendue d’eau salée que les locaux appellent le lac et dans laquelle vivent des crabes énormes, nous voyons les pièges à poissons. On grimpe sur un petit pont pour les observer puis sur l’un d’entre eux pour comprendre.

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En pierre, ils sont les seuls encore visible de Polynésie et certains d’entre eux sont toujours en fonctionnement. Des murets en pierres dépassant de la surface de l’eau, forment un grand « V », comme un entonnoir, pour guider les poissons (aidés par la marée) vers un labyrinthe et une « chambre » dans lesquels ils se retrouvent piégés. Ne reste plus alors qu’à venir en chercher au fil des besoins. Des petites cabanes surmontent parfois les pièges pour y ranger du matériel. L’ensemble est très bucolique.

 

Non loin de là, un autre marae, bien entretenu celui-là, grand, très beau, en roches volcaniques noires, avec de la pelouse bien verte…

Il est 16h30, nous arrivons à la pension, un plongeon dans la piscine, un gouter…

C’était une bonne journée, demain lundi, la semaine recommence et les cours avec…