Juanito nous dépose à l’aéroport, nous conseille de nous assoir à gauche dans l’appareil pour voir Tahaa puis le lagon de Bora Bora lorsqu’on sera en approche pour se poser. On s’embrasse et il rentre à la pension avec Guyane, son inséparable chien.

Il est parti depuis quelques minutes, les sacs sont enregistrés, le mien est trop lourd mais il passera quand même (!). Tout à coup, en récapitulant la liste de nos affaires, on se rend compte qu’il nous manque un appareil photo, on cherche partout, il a disparu… Dans le doute, je contacte Juanito sur son vini (portable) qui cherche dans son fourgon et me rappelle très vite, l’appareil photo était là, entre deux sièges. Il me le rapporte tout de suite, j’espère qu’il va faire vite, le bimoteur vient de se poser et va bientôt nous prendre à son bord…

… Tout se déroulera finalement bien et nous aurons même nos quatre places à gauche dans l’avion bien que celui-ci arrive presque plein de Papeete…

Vues magnifiques du lagon de Tahaa (l’île sœur de Raiatea où nous étions restés un mois en 2007), encore du bleu foncé océan, puis les teintes allant du bleu roi au beige/blond sable, ourlé de blanc…

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Là, sous nos yeux et sous nos pieds, le plus beau lagon du monde…

 

Bora Bora !

 

 

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Depuis le ciel, avec ses nuances de verts, de turquoises, de bleu profond, presque noir, mélangées, le lagon me fait penser à l’intérieur d’une huitre ouverte. Au milieu, l’île trône fièrement, telle une gemme posée dans sa coquille nacrée…  Son surnom « la perle du Pacifique » ne peut venir que de là.

 

 

 

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Après avoir atterri et récupéré nos sacs, nous montons à bord de la navette d’Air Tahiti pour rejoindre Vaitape, la capitale de l’île. La navette est un catamaran. En effet, l’aéroport est construit sur un motu (île toute plate, faisant partie de la barrière de corail), et le voyage d’environ vingt-cinq minutes dans le lagon pourrait presque suffire à résumer l’île… les couleurs sont magnifiques, la lumière intense. Une légère excitation s’empare de nous ainsi qu’une frénésie photographique ! Les filles pensent à leurs copines, une photo pour l’une pour l’autre…

 

Nous sommes pris en charge par un truck pour nous acheminer à notre hôtel situé au début de la pointe Matira, le plus bel endroit de l’île… Nous n’avons pas choisi cet endroit par hasard, nous y sommes venus pour notre voyage de noce en 1997… Ce n’est pas un pèlerinage, juste une valeur sure. L’endroit a changé, en mieux, il s’est étoffé, et les bungalows ont gagné en confort. Toujours des toits en Pandanus, dans le nôtre il y a même une cuisine et surtout, depuis l’enrochement de la pointe Matira en 2007, une plage de sable naturelle s’est formée devant, multipliant sa surface de façon magistrale…

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Nous avons donc, une plage côté levé et une plage côté couché de soleil…

 

A peine arrivés, en maillots et à l’eau, nous réfléchirons mieux au frais à la journée de demain…

Vers 18h00, il ne faut plus tarder, nous devons passer à l’ouest pour le spectacle de chaque fin de journée. On s’installe le long d’une table en bois, face à la mer, avec boissons et une portion de frite pour l’apéro avec un ketchup maison que « Mami » prépare à l’ail. Et c’est beau !

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Lendemain matin. Nous louons une voiture pour la journée, nous avons prévus de faire le tour de l’île et de monter sur tous les points de vue qu’elle offre.

Au fur et à mesure que la journée avancera, on se rendra compte que le tour de l’île en voiture n’était pas la bonne option. C’est la troisième fois que Nana et moi venons sur cette île, et la première qu’on en fait le tour par la terre. Ce qui nous déçoit, c’est que tout parait être fait pour qu’on ait besoin d’un guide/tour opérator/visite guidée et… payante ! Aucun panneau pour indiquer les points de vue, les maraes, les sites historiques… Les explications des locaux pour trouver un chemin, sont… Locales. « Au virage, après le gros caillou » etc. Le virage indiqué n’est pas obligatoirement le premier et le caillou pas spécialement gros, s’il est encore là… Bref, on ne trouve pas grand-chose et on a l’impression de perdre notre journée. L’accueil sympathique des locaux, surpris de m’entendre baragouiner quelques mots dans leur langue n’y changera rien.

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Le stop de midi, au Yacht Club, sera gargantuesque, nous ne sommes plus habitués à des assiettes aussi pleines, malgré l’appétit féroce de certaines…

 

elle ne terminera pas !

Bora Bora. En voyage de noce, on avait fait les fous, le tour avait été effectué en hélico, rien que ça ! En 2007, avec les filles, on avait loué une coque de noix et zigzagué sur le lagon au grès de nos délires poursuivant raies et requins. Avec la voiture, on est sur la route de ceinture, le lagon à droite, la montagne à gauche, on ne découvre pas grand-chose. C’est là tout le paradoxe « Bora Bora ». Une île splendide, mais comme au poker, il faut payer pour voir !

 Bora dans toute son exubérance, Bora la touristique où les prix sont affichés en dollars US, Bora où les Polynésien ne vous salut presque plus. Bora que l’on appelle presque plus Bora Bora mais seulement Bora, c’est tellement plus chic. Bora dont le nom même est une erreur… En effet, l’alphabet polynésien ne comporte que 17 lettre et n’a pas de… « B » ! A l’origine, le vrai nom est Pora Pora, mais avec l’accent, pour les oreilles occidentales, les « P » paraissaient être des « B ».

Bora qui a abrité une base militaire Américaine pendant la seconde guerre mondiale, ce qui a fait doubler sa population à l’époque, lui a donné des enfants métis et changé son histoire. C’est en effet grâce à cette base que Bora Bora a été la première île dotée d’un aéroport en Polynésie (hormis Tahiti). Aujourd’hui,  c’est une escale obligatoire pour tout bon patriote Américain.

Bora, avec une flore et une faune incroyables, Bora qui possède sans aucun doute le plus beau lagon du monde, Bora dont la forte densité d’hôtels sur pilotis a fait fuir les raies Manta…

Bora Bora enfin, incroyable de beauté, de verts, de bleus, de sables.

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Avec des couchers de soleil qui réunissent chaque soir des dizaines d’yeux écarquillés et de bouches bées.

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Ses eaux où il faut être vu, dessus, dessous, dedans. Ses eaux tellement limpides, qu’effectivement on voit dessous et dedans. Bora Bora, si loin, avec tout et son contraire.

 

 

Bora Bora, malgré tous ses défauts, est superbe, envoutante même. Généreuse, capricieuse, C’est une diva à qui il faut rendre visite absolument !

Incontournable.