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En lisant la « dépêche » nous avons vu qu’une course de va’a (pirogue) (pouvant être traditionnelle, mais, ici elles sont de course) va avoir lieu entre Tahiti et Moorea. Pour une fois que nous apprenons un évènement avant son déroulement, nous ne résistons pas et décidons de nous y rendre.

 

 

 

 

Comme évoqué dans un article précédent sur Maupiti, le sport national ici, c’est le va’a, le surf, dont nous devrions parler bientôt, arrive après, juste après…

Cette course est l’occasion pour les grandes équipes de s’affronter, dans une espèce de répétition grandeur nature, avant les véritables épreuves de l’Avaiki nui. Lors de cette course, les équipes de rameurs doivent rejoindre différentes îles de l’archipel de la société, avec pour terrain de jeu et arbitre, Moana (l’océan) lui-même.

Des relais sont organisés en pleine mer, avec les remplaçants, attendant dans l’eau, l’arrivé de la pirogue et que leurs co-équipiers sautent à l’eau à cet endroit pour se hisser à bord à leur tour et repartir de plus belle !

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Nous voyons apparaitre à l’horizon, une espèce de déformation, il s’agit en fait, d’une armada de bateaux suiveurs, avec entraineurs, remplaçants, kinés et tout, sans parler des familles, groupies etc.

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Au fur et à mesure que, dans chaque catégorie, toutes les formations arrivent, tout le monde se ressource, personne ou presque n’accoste. C’est l’occasion de s’hydrater à l’eau ou en boissons énergisantes et de se rafraîchir en se jetant à l’eau. Les athlètes laissent alors entrevoir ou deviner leurs muscles par l’indiscrétion d’un T-shirt négligemment relevé ou mouillé ! Bon, y a pas de quoi frimer avec ça, j’ai les mêmes, simplement, par discrétion, je les dissimule sous une fine couche de gras… d’ailleurs, certaines participantes ou suiveuses me paraissent plus intéressantes !

 

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L’évènement a rassemblé beaucoup de monde, apparemment nous avons devant nous le gratin local de la compétition va’a, en sachant que seuls quelques Hawaïens et de rares autres nations viennent se mesurer à eux. Puis, les bateaux commencent à repartir dans l’autre sens, certains bateaux suiveurs jettent leurs lignes à l’eau pour essayer de prendre du poisson durant le retour. Encore 22 kilomètres à la pagaie pour retourner d’où ils viennent, trajet plus long que celui des ferrys car les passes choisies pour l’épreuve sont plus espacées. On rentre à la maison, content d’avoir assisté au spectacle malgré le fait qu’ils étaient trop éloignés du bord à notre goût.

Quelques jours passent, nous profitons d’une belle journée pour s’octroyer un après-midi relâche à la plage des Tipaniers. Un stop au petit village pour retirer de l’argent et jouer à l’Euromillion. Je redémarre, un bruit, la voiture cale et tout de suite une fumée se dégage du compartiment moteur. Je comprends immédiatement, je regarde, il y a des flammes. Je fais évacuer mes chéries de la voiture, puis pousse celle-ci loin des autres véhicules en stationnement.

Je cours à la station essence toute proche prendre un extincteur que le pompiste me reprend aussitôt. C’est pour la station !!!

Nana arrive avec un autre appareil, celui que le buraliste lui a prêté, j’éteins l’incendie, les essuies glaces se mettent en route seuls et je crie à Nana, « j’ai trouvé la panne !!! » (Ils ne fonctionnaient pas.).

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 - " Elle va marcher beaucoup moins bien, forcement ! " (Bourvil ; Le corniaud).

 

 

On va débrancher la batterie, garer la voiture un peu mieux et contrôler les dégâts. Une grande partie des pièces en plastique dans le compartiment moteur à fondue, ainsi que les gaines du faisceau électrique dans une grande partie, jusque dans l’habitacle. C’est une fuite d’essence sur le moteur chaud qui est responsable du départ de feu, pour info, ma réparation a tenu, c’est la durite qui, soit était percée ailleurs, soit s’est coupée ailleurs. Elle a fondu, mais loin de ma réparation ! 

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Les pompiers arriveront quinze minutes après, avec un 4X4 et un gros camion.

 

Ils prendront en charge le coût de l’extincteur et nous reconduiront chez nous. 

Pas de plage, plus de voiture, elle était « pré-vendue » pour notre départ en plus. La guigne.

On se retrouve sans voiture, Stéphane va m’aider à la remorquer jusqu’à la maison pour éviter des frais supplémentaires. Cela nous rappelle que nous sommes à dix-huit kilomètres du super marché, du quai des ferries, à vingt-deux de la fontaine d’eau potable, douze (de l’autre côté) du petit village, la pharmacie, la plage des Tipaniers…

L’isolement est tout de suite synonyme de galère, le magasin le plus proche est à un kilomètre cinq cents et le stop marche beaucoup moins bien qu’à Maupiti. Pour aller au Champion, c’est vraiment galère, fini les courses le long de la route etc.

Pour aller voir mon tatoueur préféré, de l’autre côté de l’île, afin de faire le remplissage il me faudra environ une heure et demi de stop aller, pareil au retour, avec une sensation de gros « coup de soleil » du aux quatre heures passées sous les aiguilles !

On fait les petites annonces, rien de bien génial. En plus, ici, de ce côté de l’île, les points de connexion à internet sont inexistants, c’est une galère de plus, ne serait-ce que pour les petites annonces. Petit à petit, on se coupe du monde, plus de communication avec la métropole par mail, plus de discutions avec les proches par skype. Tout cela, sans parler de s’occuper du blog, vous l’avez remarqué, les articles sont plutôt rares et Nana ne met plus de photos en ligne. Le hot spot le plus prêt est aux Tipaniers… Je vous laisse faire les calculs, pour une heure de connexion il faut compter 500 francs pacifiques (4,21 €) ! Quand on pense qu’en Asie, pour 8 dollars US j’avais une chambre pour quatre avec internet illimité et parfois le petit dej’…

Bien entendu, on a un problème de voiture juste avant la venue de Sébastien et Sophie, mon frère et ma belle-sœur dans quelques jours. Pas de voiture, il faut revoir nos plans. Accueil à Faa’a (l’aéroport de Tahiti), courses avant leur arrivée, balades avec eux sur Tahiti et ici à Moorea. Sans parler de les reconduire le jour du départ. Les voitures de locations sont très chères et nous n’avions pas prévu de budget pour ce poste, dont le coût apparait prohibitif.

 

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… Le moral est en baisse, malgré les efforts combinés du ciel et du soleil.