Je repère une annonce concernant une super-cinq à vendre sur Moorea, dans nos prix, mais je n’ai pas de voiture pour aller la voir. Je contacte le vendeur et choisi de voir la voiture lors de notre tour de l’île en compagnie de Sébastien et Sophie dans quelques jours. Stéphane et Coco, nos voisins si serviables, nous proposent gentiment le prêt de leur voiture pour faire le tour de l’île lorsque les ’’p’tits loups’’ seront là. La boule au ventre disparait un peu, on réserve une voiture sur Tahiti pour le jour de leur arrivé et on retient deux chambres dans une pension de famille sur Papeete.

Le grand jour arrive, traversée matinale pour rejoindre Papeete, on se balade en ville pour faire différents papiers importants, envoyer des controles (interrogations écrites) au CNED et finaliser la carte grise de notre super5 brulée. Celà ne servira à rien, elle avait vingt-huit ans et l'assurance ne la couvrira pas pour le feu à cet age avancé !

DSCN8509

C’est le 1er Mai, les vendeurs de muguet sont présents, presque décalés puisque cette fleur n’existe pas ici !

Nous faisons un peu les boutiques, en quête de paréos, monoï et autre, vanille. En fait, on fait des "relevés de prix", histoire de savoir si ce que l'on a vu ailleurs vaut le coup. L’après-midi, on prend possession de la voiture de location, une Logan sept places ! Leur avion est prévu à 22h00. Nous mangeons aux roulottes, on passe voir les mamas du marché pour acheter des colliers de Tiare (ils sont traditionnellement offerts lors de l’arrivée afin de souhaiter la bienvenue des visiteurs), les fleurs sont fermes et odorantes, bien comme il faut puis on rejoint l’aéroport, frénétiques. l'agence de loc m'a donné une petite combine pour ne pas payer le parking au tarif exorbitant qu'il impose. Il nous est permis de stationner sur les places qui lui sont attitrées.

DSCN8520

L’avion est prévu avec dix minutes de retards, on attend, paisibles, espérant que le retard ne sera pas repoussé et repoussé encore, comme celui de la Mich’ à Singapour. Je surveille les bruits de moteur, de ce côté de l’aéroport on ne voit pas la piste, il n’est pourtant pas si grand !

 

 

Tout à coup, une passagère franchit les portes d’arrivée, je la questionne sur sa provenance, c’est une américaine qui arrive de Los Angeles par le même vol ! Je n’ai entendu aucun bruit d’avion !

DSCN8532

Les deuxièmes à franchir la porte sont nos chouchous, éclats de voix, éclats de joie, colliers et Maeva Manava de rigueur. Que ça fait plaisir de voir des têtes connues, on les attendait depuis si longtemps…

 

 

Ils ont l’air fatigués, après seulement 24 heures de voyage et tout pales en plus ! Sont-ils malades ? Non non, ils arrivent directement de Paris et sa grisaille. On prend les choses en mains, direction le bar de l’aéroport pour papoter un peu avant de se rendre à la pension. Hinano pour Seb et moi, jus de coca, café et blablabla et patati et patata jusqu’a très tard. Allez, on abrège leur calvaire, direction le lit pour une bonne nuit. Demain on les emmène visiter l’île de Tahiti…

Les sacs sont gros mais on arrive à tout caser dans la voiture, on a fait pire non ?