Le lendemain, nous accompagnons Sed et Sophie sur Tahiti, cet après-midi, ils partent pour « les îles » (c’est comme cela qu’on désigne toutes les îles autre que Tahiti et Moorea ici). C’est dimanche et nous voulons en profiter pour leur faire découvrir le marché de Papeete, il était fermé à leur arrivée puisque c’était un jour férié. De plus, nous souhaitons découvrir avec eux l’effervescence légendaire de cet endroit le dimanche matin et passer une journée ensemble avant qu’ils ne repartent pour quinze jours.

A l’heure prévue, Pierre vient chercher nos deux tourtereaux et les emmène à l’aéroport. De notre côté, nous reprenons le bateau pour rejoindre Moorea.

Une fois rentré à la maison, on retrouve nos petites habitudes et le stress du CNED.

On aura même un moment de frayeur avec une invitée qui ne l’était pas ! Une araignée de grosse taille, tellement grosse qu’en cherchant à se cacher de moi derrière la tringle à rideau (diamètre 4 cm) je voyais encore les articulations de ses pates !!! Elle mourra peu après. Mais d’où sort-elle ? De mémoire il n’y en a pas de comme ça ici. Serait-ce un bébé Malaisien venant de Taman Négara ? Les sacs ont pourtant été vidés et nettoyer ! (pour info, du coup, on va recommencer). Brrrrr, décidément, nous n’aimons pas ces bestioles…

Les jours qui viennent seront intenses. CNED, CNED et CNED. La totalité des devoirs doivent être rendus avant le 22 juin, nous sommes très en retard, on en a rattrapé une partie, mais chaque jour passé sans travailler allonge à nouveau le délai. Les jours durant lesquels Seb et Sophie étaient là avaient été calculés mais le rythme intense de huit heures de cours par jour reprend, sans compter les interros souvent hors de ces plages horaires, on n’est pas souple avec elles mais les filles tiennent bon…

L’éloignement nous raccourci les délais impartis, il faut compter au minimum 10/12 jours pour que les copies arrivent à Rouen ! Cinq jours de plus si on les poste depuis Moorea (c’est le temps que met le courrier pour traverser les dix-sept kilomètres pour aller jusqu’à Tahiti) !!!

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Heureusement, Nana tient à bout de bras (de petits plats ?) le moral des troupes et on ne compte plus les tartes et bateaux à la banane, la papaye, la vanille…

 

 

 

 

DSCN8568Du coup, peu de choses à dire, je vais aller deux fois à la pêche avec la canne que m’ont rapportée les touristes métropolitains. La première fois, j’ai décidé d’aller au petit matin jusqu’au tombant qui forme le chenal naturel vers la passe, pour pêcher là où il y a plus de fond. J’avais de l’eau presque jusqu’à la taille lorsque devant mois, à vingt mètres environ, au niveau du tombant justement, un aileron gris de belle taille est apparu hors de l’eau. Vu la couleur de cette nageoire dorsale il ne s’agit pas d’un pointe noire, curieux mais très craintif, que nous croisons fréquemment. Ni d’un pointe blanche de récif pas curieux mais plutôt craintif également. Donc, C’est surement un requin gris, au caractère vif et téméraire (moins drôle donc), un citron serait plus gros à mon avis et je n'ai vu qu'une de ses deux dorsales. Je sais qu’il y a également des requins tigres dans le lagon de Moorea mais uniquement dans les passes, les gros requins ont besoin de plus de profondeur…

 Demain.

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La plage est méconnaissable, le niveau du lagon est très haut, le courant plus fort que jamais et la force des vagues est impressionnante, pas question de se mettre à l’eau ! C’est en fait la première série de vagues de la grande houle du sud. C’est un phénomène naturel qui se produit tous les ans à peu près à cette période, une série de vagues, les plus hautes et les plus fortes de toute l’année, arrive du sud, du grand large, directement de l’océan glacial arctique. Le premier obstacle sur leur route vers le nord est la Polynésie française et toutes les côtes au sud sont exposées. Les barrières de corail freinent le phénomène, mais il y a plus (+) d’eau entrant dans le lagon que d’accoutumée. Les passes ne servent qu’à la faire sortir, leur débit s’accélère mais ne suffisant pas, le niveau d’eau monte dans le lagon, il est donc plus haut qu’à l’extérieur (!) et les vagues atteignent le rivage créant parfois des dégâts importants.

Je décide donc de pécher depuis la rive, me servant du courant pour qu’il emporte mon appât au loin, j’arrive facilement à le suivre des yeux puisque j’ai mis un ballon de baudruche pour servir de bouchon. Je vais rentrer à la maison au bout d’une heure environ après avoir pris…

… une mouette, ben ouais, mon petit poisson entre deux eaux était facilement repérable depuis le ciel (je ne suis pas sure que ça soit une mouette, un oiseau marin, en tout cas !), mais toujours pas de poisson… Ce soir c’est pâtes, Nana avait déjà fait chauffer l’eau. (?)

Les jours passent, Seb et Sophie reviennent enchantés de leur périple, nous les récupérons à leur arrivée au bateau cette fois avec notre nouvelle super5, après avoir déposé leurs sacs à la maison, on ira rejoindre les filles à un spectacle de théâtre mis en scène par Coco. Ils vont rester deux jours avec nous.

Le dimanche, j’accompagne mon valeureux frère se faire piquer, on y passera la journée, le tattau aura pris presque cinq heures, pour un premier jet, chapeau bas !

 il est fort mon frère!

 Traditionnellement, cette méthode est toujours utilisée…

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Lundi midi, un dernier repas sur la terrasse à la maison, on les accompagnera également à l’aéroport pour leur vol de retour, repas aux roulottes, colliers de coquillage afin de leur souhaiter un bon voyage et de les revoir bientôt, tradition oblige !