Temps magnifique ce matin, le vent est enfin tombé, nous avons une mer d’huile, presque un billard… Le bateau de Iotea franchit la passe et nous voici donc à l’extérieur du lagon !!!

Au loin, tout à coup, un jet d’eau, puis un autre moins grand. Maman baleine et son petit sont là, la vitesse du moteur est immédiatement réduite, l’approche est très lente. Ceci dit, nous avons le temps, l’apnée du cétacé peut durer vingt minutes.

Une calme effervescence s’empare de nous tous, je fini d’accrocher les tubas sur les masques, on mouille nos palmes pour être prêts à sa glisser à l’eau au signal du second, Olivier, personnage fort sympathique comme il se doit.

Oui, ici, en plein océan, nous allons nous mettre à l’eau avec des baleines à bosses, ces grosses bêbêtes viennent dans les eaux Polynésiennes pour y trouver une eau plus chaude que dans l’océan Arctique pour leur baleineau qui va grandir en tétant cent litres de lait par jour à sa mère qui perdra jusqu’au tiers de sa masse en quatre mois. Durant cette période, elle ne se nourrit pas ! La Polynésie, offre également un lieu sans prédateurs pour les petits et les nombreuses îles leur permettent de s’abriter de la houle et des courants à loisir. Depuis quelques jours, un groupe d’orques (très rare ici) se déplace entre la pointe nord Est de Moorea et le nord-ouest de Tahiti, c’est pour ça que les baleines reste en ce moment de ce côté de l’île.

 

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Nous observons les dos énormes, la queue qui sort à chaque fois qu’elles sondent, une nageoire pectorale… Le signal est donné, tout le monde descend doucement, sans éclaboussures ou cris, Laetitia est un peu plus en avant à côté d’un couple lorsque maman baleine remonte des profondeurs et sort sa tête pour voir ce qui se passe en surface.

 

 

 

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Laetitia est aux premières loges, la visibilité dans le grand bleu est mauvaise et Nana et moi ne verrons pas grand-chose, alors que Pamela verra la partie émergée de l’animal.

 

Un bateau vient de se joindre à nous, il est arrivé trop vite et a coupé la route des baleines, qui effrayées s’éloignent en quelques puissants coups de queue.

Retour à bord, tout le monde scrute l’océan, les bateaux se font de plus en plus nombreux.

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Nous partons vers un autre spot, une amarre devant le récif, où nous pourrons nager avec les requins… l’eau est limpide à cet endroit. Très vite les requins rejoignent le bateau, on se met à l’eau. Les pointes noires sont très proches, en dessous, deux requins gris, plus gros, plus loin la silhouette d’un requin citron, encore plus gros.

 

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Le second navire de l’expédition nous signale un groupe de Globicéphales d’une trentaine d’individus. Se sont de gros dauphins noirs, on va se mettre plusieurs fois à l’eau et je nagerait même quelques instant à côté d’un grand mâle d’au moins trois mètres cinquante accompagné de trois femelles un peu plus petites. Malheureusement, les photos faites à environ deux mètres ne rendent pas grand-chose, mauvaise visibilité encore une fois !

 

Au retour, spot des raies dans le lagon, j’ai enfin réussit à toucher un requin depuis le temps que je les poursuivais !!!

Rentrés à la maison, c’est un peu la panique, demain on doit la rendre et nous n’avons pas fini nos sacs. Il y en a de partout. Ça rentrera jamais ! On frappe à la porte, c’est Arai et sa femme qui viennent nous dire au revoir, avec quelques présents et des colliers de coquillages. Nous sommes touchés.

Diner d’au revoir chez Corine et Stéphane, échange de petits cadeaux, dernières rigolades, demain on sera sur Papeete pour la dernière nuit avant le départ.

 

Voici le retour qui approche, Nana vient de coudre le dernier patch sur les sacs, et doucement on commence à les remplir. Bizarrement, même impression qu’au départ, y a trop de choses, ça rentrera jamais ! Pourtant, la pharmacie a énormément réduit, et à par Nana qui voulait essayer les antibiotiques au Cambodge, c’est à peu près la seule chose que l’on n’a pas utilisé, tant mieux, les supports pour les interros écrites du CNED, (l’équivalent de deux ramettes de papier) pratiquement fini. Mais de cailloux en coquillages, de machette, en raquette à moustiques, masques et tubas ainsi que toutes ces petites bêtises qu’on accumule font, finalement, un volume incroyable…

… l’heure des constats a sonnée. Un coup d’œil en arrière, neuf pays traversés, on a appris les rudiments de sept langues étrangères, ce qui a énormément compté dans nos rapport avec les autres, en tout, 59710 kilomètres parcourus ou restant à parcourir, Grenoble/Paris/Moscou, vol vers Hanoï, la descente de l’Asie jusqu’à Singapour et remontée à Malaka pour filer ensuite sur Sumatra. L’Indonésie d’Ouest en Est, l’Australie, la Nouvelle Zélande et la remontée vers Los Angeles. Survol des Etats Unis, passage au-dessus du Groenland et de l’Angleterre, Paris et arrivée à Grenoble.

Sept paires de Tongues, trente-cinq centimètres de suture, 23 580 photos…

Plein de Top 3… on reviendra dessus certainement plus tard…

 

Faute de temps, on glisse rapidement notre top 3 de Moorea, jumelé avec celui de Tahiti, on a vécu un peu entre ces deux îles et pas fait assez de choses sur Tahiti pour un top 3 complet de cette île-là mais un de nos incontournables s’y trouve !

TOP TROIS Moorea/Tahiti

Une île un peu vieillissante et en recul depuis la fermeture du Club Med il y a quelques années. Si on prend le temps de s’y attarder, de l’explorer un peu, elle est belle et pleine de charme.

Les buchettes ont parlées…

En premier, carton plein et je crois que c’est la première fois !

 1/ Les baleines : 12 buchettes sur 12 maxi ! Notre préférence à tous les quatre.

 2/ La sortie en jet ski : 6 buchettes.

 3/ Theahupo’o : 4 buchettes.

La sortie en cheval obtient les deux buchettes restantes et ça ne vient pas que des filles…