Cuba

République de Cuba

República de Cuba (es)

                                       

                                                      

                                                     drapeau cubain

                              
  Drapeau de Cuba

armoiries de Cuba     
  Armoiries de Cuba

 

Devise   nationale

La patrie ou la mort, nous vaincrons
  (en espagnol : Patria o muerte, venceremos)

Hymne national

La Bayamesa

 

Administration

Forme de l'État

République
  État communiste à parti unique, dictature

Président

Raúl Castro Ruz

Premier   secrétaire du Parti

Raúl Castro Ruz

Langues   officielles

Espagnol

Capitale

La Havane

 

Géographie

Plus grande ville

La Havane

Superficie   totale

110 860 km2
  (classé 106e)

Superficie en   eau

Négligeable

Fuseau horaire

UTC -5

 

Histoire

Indépendance

De l'Espagne, puis des États-Unis

Déclarée
  - De l'Espagne
  - Des États-Unis
  - Révolution cubaine

10 octobre 1868
  10 décembre 1898
  20 mai 1902
  1er janvier 1959

 

Démographie

Gentilé

Cubain, cubaine

Population   totale (2012)

11 167 325 hab.
  (classé 73e)

Densité

101,6 hab./km2

 

Économie

PIB nominal (2012)

72,300 milliards de $ (66e)

IDH (2013)

     0,815 (très élevé) (44e)

Monnaie

Peso cubain convertible (CUC)

 

Divers

Code ISO 3166-1

CUB, CU

Domaine Internet

.cu

Indicatif   téléphonique

+53

Cuba, en forme longue la République de Cuba, en espagnol : República de Cuba, est un État insulaire des Caraïbes formé de l'île de Cuba (la plus grande île des grandes Antilles), de l'île de la Jeunesse (appelée île aux Pins jusqu'en 1976) et de quelques autres petites îles. Il est situé, au nord des Antilles, à la confluence de la mer des Caraïbes, du golfe du Mexique et de l'océan Atlantique ; au sud de la côte est des États-Unis et des Bahamas ; à l'est du Mexique et à l'ouest des îles Turques et Caïques ; au nord des Îles Caïmans et de la Jamaïque.

Devant Hispaniola en superficie, Cuba est toutefois derrière en nombre d’habitants : Cuba est ainsi la deuxième île la plus peuplée des Caraïbes avec près de 11 241 161 habitants. Sa capitale est La Havane, sa langue officielle l'espagnol et deux monnaies y sont utilisées : le peso cubain et le peso cubain convertible

L'île a été une colonie espagnole de 1492 à 1898 puis un Territoire des États-Unis d'Amérique jusqu'au 20 mai 1902. Depuis la révolution de 1959, Cuba se définit comme une république socialiste[], dont le Parti communiste de Cuba, créé en 1965, constitue la « force dirigeante supérieure ».

Cuba est membre de l'Alliance bolivarienne pour les Amériques (ALBA) depuis la Déclaration conjointe signée par Hugo Chávez et Fidel Castro le 14 décembre 2004 à La Havane.

Étymologie

Il n'y a pas de consensus entre les historiens quant à l'origine du nom Cuba. Pour certains il viendrait des mots Taïnos cubanacán signifiant « place centrale », ou cubao « terres fertiles ». Pour d'autres le nom découlerait de la contraction des mots Arawaks coa « lieu, terre » et bana « grande », coabana. D'autres encore affirment que le nom vient de Cuba, ville de la province de l'Alentejo au Portugal, seul autre endroit au monde à porter ce nom. Contrairement à ce qui est affirmé parfois, Christophe Colomb n'a pas appelé l'île Juana en l'honneur de la fille des Rois Catholiques espagnols mais, selon Bartholomé de Las Casas, en l'honneur de leur fils, le prince Don Juan : « En 1492, Colomb a découvert Cuba lors de son premier voyage. L'Amiral de la Mer Océane, vice-roi des terres qu'il vient de découvrir, nomme Juanna cette terre qu'il croit être une île rattachée au continent asiatique. Colomb l'a nommée ainsi en l'honneur de l'enfant don Juan, fils d'Isabelle et Ferdinand, les Rois Catholiques, afin de les remercier. » Le 4 octobre 1497, le prince don Juan décède. On envisage, en Espagne, de renommer l'île.

Le premier document qui comporte le nom de Cuba est la carte de Juan de la Cosa, dessinée dans la première moitié de l'année 1500. L'île a aussi été appelée, ultérieurement, Fernandina, en l'honneur du roi Ferdinand, époux de la reine Isabelle de Castille. Après la mort du prince don Juan, Ferdinand d'Aragon a renommé l'île par un décret du 28 février 1515. Malgré le décret du roi Ferdinand l'île a conservé le nom de Cuba

Histoire

Premier voyage de Christophe Colomb.

Article détaillé : Histoire de Cuba.

Cuba était peuplée d’Amérindiens : les Ciboney et les Tainos. Les Ciboney étaient des chasseurs et des pêcheurs qui ont laissé de belles peintures rupestres - plus de 200 dans les grottes de Punta del Este sur la isla de la juventud. Les Tainos vivaient de la culture et de la chasse et possédaient une forme primitive d'organisation sociale. La monarchie catholique espagnole conquiert l'île au cours du XVIe siècle après la découverte de l'île par Christophe Colomb le 28 octobre 1492[] et l'intègre à son empire. La domination espagnole durera jusqu'à la signature du traité de Paris en 1898. Au cours de ces quatre siècles, de nouvelles villes verront le jour dont Santiago de Cuba (1514) et La Havane (1515). Malgré les efforts de Bartolomé de las Casas, la population indienne payera un lourd tribut : elle sera pratiquement décimée en quelques années. Déçus par la faible productivité des mines d'or, les conquistadors décident de faire de Cuba leur plaque tournante vers le continent et l'utilisent comme escale pour les navires chargés des richesses du Nouveau Monde à destination de l'Espagne. L'île se tourna donc vers de nouvelles activités : tabac (plus ou moins 300 millions de cigares par an ainsi qu'une bonne douzaine de milliards de cigarettes brunes ou blondes), café et canne à sucre (héritée de quatre siècles de colonisation espagnole et qui procure à Cuba le plus gros de ses ressources). Cette dernière activité nécessitant une main d'œuvre importante, il sera fait appel aux esclaves africains

En 1763, il n'y avait pas plus de trente-deux mille esclaves dans toute l'île. La culture sucrière, sans être négligeable, était très loin du niveau des colonies françaises comme Saint-Domingue ou anglaises comme la Jamaïque. Après la longue guerre qui dure de 1791 à 1803 contre les esclaves noirs beaucoup de propriétaires blancs de Saint-Domingue fuient à Cuba où ils apportent capitaux et savoir-faire. De 1792 à 1860, on introduit à Cuba plus de sept cent vingt mille esclaves, plus qu'au cours des deux siècles précédents. Ensuite, les planteurs francophones viennent grossir le flot des Réfugiés français de Saint-Domingue en Amérique.

Même si, au XVIIe siècle, la population avait augmenté avec l'arrivée des colons espagnols et des esclaves africains, Cuba était encore, au début du XVIIIe siècle, une petite colonie. Pendant l'été 1762, la capitale fut conquise par les Anglais conduits par Georges Pocock et lord Albemarle. Ils allaient régner sur l'île pendant neuf mois. Aussi brève fût-elle, l'occupation anglaise modifia l'organisation économique et sociale de Cuba. Les restrictions commerciales imposées par l'Espagne furent abolies, marquant le début des échanges avec les colonies anglaises d'Amérique du Nord. Le trafic des esclaves s'intensifia pour fournir la main d'œuvre nécessaire dans les plantations. À l'issue du traité de Paris, signé en 1763, Cuba fut rendue à l'Espagne en échange de la Floride attribuée aux Britanniques.

Dans les régions plantées de palmiers royaux, trop accidentées pour les machines modernes, des brigades de travailleurs de provinces et de villes différentes et de toutes professions viennent encore couper la canne à la machette. Volontaires, nourris six fois par jour, pouvant gagner cinq fois plus qu'un ouvrier ordinaire, ils ont droit à tous les égards. Au XVIIIe siècle, le châtiment le plus redouté par l'esclave urbain était d'être vendu aux planteurs de l'intérieur ; prisonniers du domaine, les Noirs ne recevaient ni argent ni éducation.

Rien ne doit se perdre. Une fois le précieux sirop extrait des cannes, les hommes jettent dans les chaudières les tiges pour fabriquer la vapeur qui fait tourner l'usine. Les résidus visqueux tombés au sol sont nettoyés au jet d'eau. Il semble que l'on ait cultivé dès 1523 la canne à Cuba où elle a trouvé les meilleures conditions de croissance : climat chaud, sols humides et, juste avant la coupe, une période sèche propice à la concentration du saccharose. En 1620, Cuba produisait 550 tonnes ; en 1987, plus de 7 millions. Les sacs de 50 kg sont expédiés durant la guerre froide surtout vers les pays  de l’Est mais également en Libye. Cuba est devenu le premier exportateur mondial de canne à sucre.

Alors que la traite était officiellement abolie, plus de 360 000 esclaves furent débarqués entre 1820 et 1860 au port de La Havane, qui comptait au début du siècle 40 000 Blancs et 30 000 esclaves. C'est en 1886 que fut entièrement supprimé l'esclavage fondement de l'économie coloniale, source des richesses de toute l'aristocratie créole.

Les luttes pour l'indépendance remontent au milieu du XIXe siècle avec la guerre des dix ans qui débuta en 1868 ; Les États-Unis intervinrent dans la guerre d'indépendance cubaine qui avait fait 200 000 morts depuis 1895 (soit 1/8 de la population) et occupèrent l'île de 1898 à 1902, puis de 1905 à 1909. Les États-Unis poursuivirent une ingérence marquée jusqu'en 1934 (révocation de l'« amendement Platt » et Politique de bon voisinage).

Fidel Castro prend la tête d'une armée rebelle en 1956 et renverse le dictateur Fulgencio Batista le 1er janvier 1959. Il dirige Cuba jusqu'au 31 juillet 2006 puis c'est son frère Raúl Castro Ruz qui, après avoir assuré l'intérim du pouvoir, est élu le 24 février 2008 président du Conseil d'État et du Conseil des ministres par l'Assemblée nationale. L'année 2009 marque le cinquantième anniversaire de la révolution, célébrée par des festivités à Santiago le 1er janvier.

Les États-Unis sont, en 1959, l'une des premières nations à reconnaître diplomatiquement le nouveau gouvernement, mais les rapports entre les deux pays se gâtent dès le mois de mai de la même année, lors de la nationalisation des avoirs étrangers (dont ceux de United Fruit Co) à Cuba.

 

Carte indiquant la baie des Cochons

Par la suite, du 17 au 19 avril 1961 eut lieu la tentative de débarquement à la baie des Cochons de 1 400 réfugiés, recrutés, payés et entraînés par la CIA américaine, qui se solda par un échec. Les États-Unis mirent alors en place un embargo économique en 1962, mais renoncèrent à toute invasion de Cuba, pourtant un temps envisagée selon les plans de l'opération Northwoods mais dont la mise en œuvre fut finalement refusée par le président John Kennedy, aux termes d'un accord signé pour conclure l'affaire des missiles de Cuba. Le pays fut longtemps soutenu par l'URSS qui lui accordait une aide (4 à 6 milliards de dollars américains par an jusqu'en 1990) en échange de son alignement sur sa politique : envoi de forces cubaines dans plusieurs pays d'Afrique pour protéger des gouvernements communistes ou déstabiliser ceux du « camp adverse », soutien aux mouvements révolutionnaires d'Amérique latine. Mais cette question fait l'objet de controverses. Cuba avait sa propre logique tiers-mondiste et une population noire était particulièrement tentée d'envoyer de sa propre initiative des soldats en Angola en novembre 1975 soutenir le MPLA quand les troupes sud-africaines envahirent l'ancienne colonie portugaise. L'URSS intervint après pour aider les Cubains à redresser une situation militaire très difficile. En Amérique latine, Moscou avait conclu avec Washington en mai 1972 un "code de bonne conduite" qui lui interdisait d'aider militairement les mouvements révolutionnaires. À l'automne 1981, accusé par Ronald Reagan de fournir des armes à la guérilla salvadorienne, Fidel Castro démentit et invoqua la clause d'un accord avec l'URSS qui lui interdisait d'exporter les armes vers les guérillas latino-américaines. Cuba fait face à une grave crise économique depuis la disparition de l'URSS et le maintien de l'embargo des États-Unis.

Alors que le président américain George W. Bush avait renforcé l'embargo américain sur Cuba sous sa présidence, Barack Obama l'assouplit en 2008. En 2012, les Etats-Unis sont le premier fournisseur de biens alimentaires et agricoles à Cuba, ces secteurs n'étant pas concernés par l'embargo.       []

Le 17 décembre 2014, les deux pays annoncent conjointement la reprise de leurs relations diplomatiques, impliquant un assouplissement de l'embargo américain sur Cuba[7].

Le 20 juillet 2015, les bâtiments qui abritaient jusqu'à présent les sections d’intérêts dans chaque capitale ont retrouvé automatiquement leur statut d’ambassade. Les employés ont été accrédités auprès de leurs ambassades et les chefs de mission deviennent chargés d'affaires, en attendant la nomination d'ambassadeurs.

Géographie

 

Carte de Cuba

Article détaillé : Géographie de Cuba.

La République de Cuba est située entre la mer des Caraïbes au sud, le golfe du Mexique au nord-ouest, la Floride au nord et les Bahamas au nord-est, elles-mêmes baignées par l'Atlantique Nord. C'est un archipel composé de l'île de Cuba, longue de 1 220 km (qui fait d'elle la plus grande île des Antilles), de l'île des Pins (île de la Jeunesse) et d'environ 1 600 îlots. Géographiquement, elle se trouve à proximité du tropique du Cancer, à 77 km d'Haïti à l'est ; à 140 km de la Jamaïque, au sud-sud-est ; à 180 km des États-Unis, au nord ; et à 210 km du Mexique, dont elle est séparée à l'ouest par le canal du Yucatán. La République comprend l'île entière ainsi que la Isla de la Juventud (« île de la Jeunesse »), mais l'entrée de la baie de Guantanamo est occupée depuis 1898 (officiellement loué depuis 1903) par les États-Unis qui y ont installé une importante base navale (que les États-Unis maintiennent malgré l'opposition du gouvernement cubain).

Climat

Cuba est régulièrement frappée par des ouragans pendant l'été et l'automne. Parmi ceux-ci, l'ouragan de Cuba de 1910 a été particulièrement marquant, affectant l'île durant 5 jours. En juillet 2005, l'ouragan Dennis a fait 16 morts selon les autorités, provoqué d'importants dégâts et plus d'un million et demi de personnes furent obligées d'évacuer. Avec des vents de 300 km/h, ce denier ouragan est passé à la catégorie 4 de l'échelle de Saffir-Simpson qui compte 5 catégories. La saison cyclonique 2008 a beaucoup pesé sur l'économie cubaine, surtout l'agriculture et l'élevage : les destructions causées par les cyclones sont évaluées par le dirigeant Raúl Castro à 10 milliards de dollars (7,9 milliards d'euros). 500 000 foyers ont été affectés, 156 000 hectares de canne à sucre ont été détruits et 500 000 ont été inondés.

Face à des situations de crises régulières que causent les ouragans, le peuple cubain et l'État ont acquis une certaine expérience et mis en place une logistique permettant de protéger les personnes et les biens des vents sauvages assez fréquents dans l'île.

L'île située au sud du tropique du cancer jouit essentiellement d'un climat tropical qui est presque partout rendu agréable par les alizés. La moyenne de température s'élève à 25,5 °C ou 78 °F. L'air ambiant est très humide. La saison sèche va de novembre à avril. Le mois d'août est le plus pluvieux. Mais il ne pleut jamais plus de quarante-huit heures consécutives.

Provinces et villes

Le pays est divisé en 15 provinces : Holguín, Santiago de Cuba, Villa Clara, Granma, Pinar del Rio, Matanzas, Guantanamo, Las Tunas, Sancti Spíritus, Ciego de Avilla, Camagüey, Cienfuegos, La Havane (anciennement Ciudad de La Habana) et depuis le 1er janvier 2011, Artemisa et Mayabeque (découpage de l'ancienne province de La Havane), plus la municipalité spéciale Isla de la Juventud (Île de la Jeunesse) anciennement Isla de Pinos (Île des Pins).

Les principales villes du pays sont :

  • La Habana (capitale)
  • Pinar del Río
  • Varadero
  • Holguín
  • Banes
  • Guantánamo
  • Palma Soriano
  • Trinidad
  • Ciego de Avila
  • Santiago de Cuba
  • Santa Clara
  • Camagüey
  • Baracoa
  • Cienfuegos
  • Bayamo
  • Sancti Spíritus
  • Las Tunas
  • Nueva Gerona
  • Matanzas

Îles cubaines

  1. Cayo Ensenacho
  2. Cayo Guilermo
  3. Cayo Largo
  4. Cayo Romano
  5. Cayo Santa Maria
  6. Cayo Coco