4 sacs à dos, une aventure...

19 novembre 2017

s'en aller de Mandalay...

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La journée suivante est planifiée avec notre taxi du premier jour et nous avons défini un trajet avec les différentes choses que nous souhaitons voir.

On commence par le marché de jade de Mandalay, le plus grand du monde, environ trente mille personnes travaillent ici, avec en plus, les clients et les touristes. Au milieu des allées, un interminable parking de motos et scooters où, clients, charrettes, touristes moines et mendiants rivalisent en quette d'un petit quelque chose. L'atmosphère est incroyable, les roches, magnifiques, restent bien souvent hors de prix, surtout lorsqu'on est occidental...

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P1350213P1350220Mahamuni Pagoda, où se trouve un gigantesque bouddha dont le visage et les dents sont lavées chaque matin à quatre heures. Le reste de sont corps est boursouflé par l'apposition d'une couche de vingt centimètres d'épaisseur de feuilles d'or...

 

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Mandalay (et ses envions) sont un des haut lieu de la religion Bouddhiste. Le rituel du repas des moines, (plus de mille cinq cents moines vivent dans un monastère)plusieurs dizaines (centaine?) font une procession pour se diriger vers l'endroit de leur repas et tout le long du chemin, les gens leurs font des offrandes. Beaucoup de touristes (dont nous!) se massent sur leur passage et ce voyeurisme organisé nous gène un peu. Cela reste à voir.

 

Visites de différents sites secondaires, après la traversée Dokéhtawaddy (rivière) ce qui nous permettra de traverser en barque puis de faire une ballade en calèche (monastère de Bagaya Kyaung) et plusieurs autres..

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On laissera notre guide, désespéré et affamé, manger. Pour le moment nous, on n'a pas faim.

Comme d'habitude nous profitons de chaque instant pour échanger avec les locaux. Ballons et stylos font le bonheur de chacun (/une).

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Traversée d'un pont métallique construit par les Anglais il y a plus de cent ans pour accéder au site de Sagaing, perché sur la montagne.

Des pagodes, des stupas, vue sur le fleuve où nous passerons demain... et c'est beau !

On va trouver par hasard, un petit restau local où salade de feuilles de thé et salade de nouille à la tomate feront notre bonheur.

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Enfin, nous arrivons à Amarapura pour y voir le plus long pont en teck du monde (1200 mètres).

 

 

 

 

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La fin de journée se fera sur la terrasse face au coucher de soleil sur l'Yrriwaddy (fleuve).

 

Il faut aller dormir, demain levé tôt pour rejoindre Bagan et ses deux à trois mille temples en descendant l'Yrrawaddy River en bateau dans un trajet de huit heures environs...

Il faut bien s'en aller...

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18 novembre 2017

tout ce qui brille...

Mandalay

 

Après deux heures d'une autoroute en béton fatigué par les amortisseurs et qui ressemble plus à des tôles ondulées posées perpendiculairement au sens de circulation, qu'aux revêtements lisses que nous connaissons, on fait un stop de trente minutes.

À notre sortie du bus, une serviette humide en tissu et une brosse à dents nous sont offerts !

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Je m’étais endormi, emmitouflé pour résister à la clim congélateur, mais cet arrêt est bien venu, mes intestins on l’esprit taquin puisque ce matin, j'ai été joueur en buvant deux thé glacés (avec des glaçons donc!).

On fait la queue aux toilettes et je retrouve avec un bonheur indescriptible les portes trop hautes en bas et trop basses en haut des WC Vietnamiens...

… presque des portes western, le far west, c'est ça, le far west !

 

Quand faut y aller...

 

 

 

Y vont nous réveiller comme ça, parlage très fort et lumières à fond, toutes le heures environs, le chauffeur s'adressant à tout le monde en Birman en nous évitant soigneusement du regard. On suit, c'est pas compliqué. À la fin on ne bouge même plus jusqu'au terminus, presque hypnotisés par les mantras répétitifs bouddhiques mis en boucle depuis plus d'une heure et généreusement servis par des hauts parleurs trop forts. Vraiment trop forts...

Une gare routière en terre et poussière, un capharnaüm frénétique fait de klaxons, de gens pressés, de moteurs tournants avec les échappements qui vont avec ! Des plastiques et déchets divers jonchent le sol, tout le monde veut nous parler (taxis et/ou rabatteurs), il semble que l'on soit arrivés ! Il est six heures.

Nous choisissons de nous rendre à notre hôtel avec un jeune taxi, parlant français (on se rendra vite compte qu'en fait... non.), un chouette hôtel réservé en ligne avec des commentaires flatteurs de clients précédents (terrasse face au fleuve avec Heure Heureuse face au couché de soleil, la piscine...

 

On traverse cette ville, seconde du pays pour sa population, puis rapidement nous longeons le fleuve Irawady, notre hôtel ne devrait plus être bien loin !

Bizarre, l'endroit est fréquenté par les classes les plus basses de la société locale. Finalement, nous comprenons que nous traversons un bidon ville.

Vous êtes arrivés !!!

un trois étoile (locales), nous avons un trois étoiles qui se trouve au milieu d'un bidon ville !!!

ce qui nous interpelle le plus, ça n'est pas d'être là, on fera avec sans problème. Ce qui nous dérange, c'est les commentaires des clients précédents. Ils n'ont vu, que le couché de soleil, coupette de cocktail maison offerte à la main... Et tout ces pauvres gens ? Invisibles ??? BEUUUURRKK.

 

On nous ouvre les portes, tout est propre et bien rangé, la chambre est pas mal.

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La pagode toute proche (très proche la pagode, très proche) nous délivre des mantras sans discontinuer, après la nuit que l'on vient de passer on s'écroule sur le lit jusqu'à onze heures et demi.

Réveil (je l'avais programmé), douche (ben ouaip, on a dormi sur le lit comme ça) et hop direction la réception pour demandé le prêt de deux vélos et aller arpenter la ville.

 

Première étape, un bureau de réservation pour, dans deux jours partir pour Bagan (on à nouveau acheté des ballons de baudruche et un gamin, beau comme tout se voit offrir le premier!), puis on fait un stop au marché aux poissons, très fourni, les poissons sont parfois proposés directement sur le sol et on y jette, de temps à autre, quelques glaçons .

Ouf, la chaîne du froid est respectée. Presque.

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Ensuite recherche d'un petit restau dont Nana a le secret. Il propose un buffet Birman, ce qui nous permettra de goûter plein de spécialité.

Les rues sont disposées en damier et leurs noms sont en fait des numéro, comme à New York, les nids de poules et la poussière en plus.

On ne trouvera jamais l'adresse malgré notre plan et plusieurs demandes. Finalement, nous mangerons vers quinze heures debout dans la rue après avoir acheté deux petites salades locales excellentes, confectionnées devant nous dans une charrette restau'. Pour l'anecdote, Nana lui a couru après, il ne voulait pas s’arrêter, ne parlant certainement que Birman. On à dû être ses premiers touristes.

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Visite de la fabrique de feuilles d'or. Ces feuilles destinées à faire toutes sortes de dorures, mais utilisées en Asie surtout pour recouvrir les Bouddhas et autres symboles religieux.

La transformation est surprenante, l'or fondu est d'abord transformé en barres très étirées et aplatie, coupée ensuite en de minuscules petits carrés qui seront eux même placés sur des feuilles de cuir jusqu'à former une espèce de gros paquet bien ficelé très épais.

Le tout est posé sur une grosse pierre plate et là, pendant huit heures,des ouvriers vont, à l'aide de grosses masses, frapper sans discontinuer ce paquet (le son mat régulier est caractéristique et c'est entre autre grâce à cela qu'on trouve ce type de fabrique).

Le résultat est incroyable, les feuilles sont si fines qu'elles se désintègrent au toucher, il faut apposer la feuille directement sur le support voulu et la retirer ensuite.

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Pagodes et erreurs de rues se succèdent et nous retrouvons notre hôtel à la nuit tombante, juste avant la fin de l'heure heureuse !

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17 novembre 2017

Yangoon, au deuxième jour...

6.00H, mercredi 8.

 

Réveil, direction la pagode Swedagon, la plus grande du monde Bouddhiste, on y arrive à l'ouverture, seuls avec les fidèles. Tout n'est qu'or et blanc immaculé, une forte spiritualité habite le lieu. Des dorures, du blanc immaculé des chants bouddhiques (mantra. En fait une espèce de récitation ininterrompue, monocorde et monotone, presque chantée, très voir trop entêtante pour nous profanes), de l’encens, des fleurs, des bougies, la tiédeur matinale, le ciel bleu, les pas feutrés des gens, la dévotion des moines hommes (en orange,brun ou bordeaux) ou femmes (en rose) de tous ages. Tout cela donne une atmosphère tranquille. Apaisante.

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La vision de jeunes filles en toges roses, psalmodiant, imperturbables, malgré pour certaines, un très jeune age,  interpelle Nana, à fleur de peau, touchée par ces bouts de choux priants en chœur.

En repartant, nous traversons des quartiers d'une pauvreté folle. Quelques vendeurs essais de nous faire acheter quelque chose, y compris du mais pour le jeter aux pigeons. Nous n'achèterons rien. Une envolée soudaine de pigeons finira par atteindre Nana avec le lest fécale lâché au décollage. Chance, sur une sangle de sacoche, pas sur ses vêtements. Vengeance ornithologique à cause du maïs?

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Nous rentrons dans d'interminables bouchons, pires qu'à Bangkok dans notre quartier.

On doit laisser la chambre à midi, le sac est fait, je le confie à l"accueil.

Nous traînons de droite à gauche sans réel but dans ce quartier que l'on a hâte de quitter.

En milieu d'après midi, nous rejoignons, entassés à seize dans un micro bus de douze places (il suffit de mettre une personne de plus par rangée de siège! Suffisait d'y penser. Malin le Birman!), la gare routière d'où nous partirons ce soir, il nous faudra plus d'une heure pour y arriver à l’extérieur de Yangoon.

Elle est immense et plutôt incompréhensible, des gargotes et boutiques d’électronique partout, des bus dans tous les sens, personne ne parle anglais, heureusement, il y a des panneau partout. En Birman.

On fini par trouver le bureau souhaité et les quelques rabatteurs croisés se sont montré plutôt faciles à écarter.

Documents faits, le bus par dans quatre heures, on sort se promener là dedans et nous nous arrêtons dans un petit restau.

À peine arrivés j’échange avec une serveuse en Birman et Nana est toute surprise que j'ai compris ce qu'elle me demandait (j'ai dit deux mots clefs "Myanmar Biear") ''bière Birmane'' quoi!), la dame à répété avec un accent différent du mien (peut être un peu moins bon d'ailleurs?!) ajoutez à cela des merci et ok et vous obtenez un dialogue bluffant !

La bouteille arrive sur la table, 64cl, tout le monde nous observe. Extra-terrestres...

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On lève nos verres en directions des curieux "santé". Je prend à parti celui qui fait le plus le malin et lui demande de nous prendre en photo.

Un homme arrive d'une autre table et nous explique quelque chose par rapport à la capsule de bouteille, quelque chose est écrit. soit"jésulémaré" (merci beaucoup), soit autre chose. Dans la notre, on dirait "ding dong", en fait, c'est une remise de 50% sur le prix de la bouteille!

Yessssss !

Nous offrons quelques billets à une femme qui, faisant la manche, n'osait même pas nous regarder. Ce geste à vraisemblablement touché la terrasse et des gestes amicaux s'en suivent.

Le garçon nous offre un bouillon de carottes incroyable de goût !

On se sent bien ici, et nous finissons par commander des légumes sautés et une omelette locale. Excellent choix, c'est un festin. Le meilleurs depuis notre arrivée.

Sur les conseilles de Nana, je commande une deuxième bouteille avec laquelle je fait le tour des deux tables voisines et leur ressert quelques rasades. Nous sommes devenus des demies divinités...

On quitte le troquet pour rejoindre notre bus.

Il est magnifique, trois sièges par rangées, tellement ils sont larges, une bouteille d'eau, une boite avec des gâteaux locaux que j'ai mangé quand même parce qu’ils sont offerts de bon cœur, un écran télé dans le dossier, des prises de courant, une clim version congélateur et... Une couverture paraissant propre...

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...On ne nous à pas menti.

En route pour la deuxième ville du pays, en route pour Mandalay!

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13 novembre 2017

Première journée en Birmanie

 

Yangoon.

 

On tarde à se lever, c'est dur. Une bonne douche et hop dehors. Et quel dehors!!! En arrivant cette nuit avec un éclairage urbain quasi inexistant, des panneaux en Birman incompréhensibles et quelques rares ombres humaines ça et là nous avons eu une impression pire qu'à la Havane, de jour, ça n'est guère mieux. Une fourmilière mais avec une pollution démentielle en plus, ça grouille de vie, de gens, de voitures, d'ordures jetées au sol, de déchets de toutes sortes et le pire je crois pour nous...

... Des crachas. je ne les décrirai pas bien entendu, sauf, les plus gros et fréquents, les rouges.

Tout le monde ici, ou presque chique du Betel, cette substance est utilisée comme tonique et astringent. Composée de plusieurs petites feuilles de poivre et de tabac, de chaux vive et de noix d'arec. ça fait saliver dru et rouge, rougit les gencives et colore l'émail des dents en noir.

C'est vachement beuurk quoi!

Bref, ici aussi, comme les dans les pays les plus pauvre d'Asie (et du monde), la priorité est donnée à... Manger aujourd'hui.

Plein de petits vendeurs proposent de bonnes choses à manger justement, d'autres nous feraient plutôt fuir. D'abord trouver un cash changer, on n'a toujours pas d'argent.

On trouve, on change, photos avec le personnel, on repart avec une brouette de billets, puis viennent nos premiers beignets aux légumes et à l'huile.

La journée est consacrée à prendre nos repères, réserver des billets pour le bus de nuit de demain pour Mandalay. Ça marche, Nana, toujours aussi efficace sait où aller. En face de la gare se trouve des agences, on réserve, deux place dans un beau bus de nuit, avec des sièges larges comme celui où nous étions resté trop peu de temps à notre entrée en Malaisie. Départ demain 22.00.

Espérons qu'ils ne nous fassent pas le coup du train de nuit Saigon/Phnom-Penh...

Vite fait, bien fait. On déambule un peu, Nana me fait remarquer la quantité de pigeon alentours.

Quelques restos de rue sont là, fréquentés par des jeunes, certainement des étudiant nous attirent, c'est décidé, on va là. la moyenne d'age est de vingt cinq ans en Birmanie, c'est vrai que l'on voit peu de personnes agées... Cette jeunesse parrait attachée à ses coutumes et dans ses tenues vetimentaires, robes longues pour les unes sarongs pour les hommes et thanaka (pâte cosmétique jaune d'origine végétale utilisée comme protection solaire et/ou comme maquillage) sur une grande partie de la population féminine, appliqué avec plus ou moins de style.

Un petit repas sur un trottoir, bien à l'abri du soleil et de sa chaleur mordante... Une chaleur qui vous enveloppe dans cette moiteur terrible, l'air est tellement épais, qu'une fois de plus on pourrait le couper en tranche épaisses. Dès que les rayons vous mordent, on semble plaqué au sol, on a presque envie de courir pour chercher de l'ombre en panique et on apprendra vite, pieds nus dans les pagodes, temples et autour des stupas à reconnaître les matériaux qui nous brûlent ou pas !

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Sur nos minuscules tabourets de plastique, sous les arbres et parasols, on est bien. La cuisinière est juste devant nous et nous prépare (avec les doigts. Elle a des gants!) en direct, ce qu'on lui demande. Un peu de ça et de ça et...

Un délice. Rien à boire, juste un bouillon chaud, servi avec tout plat permet de s'hydrater un peu. Sinon, dans toutes les rues, en ville comme en campagne, des réservoirs d'eau son mis gratuitement à disposition avec un verre ou un mugg commun que tout le monde utilise directement sans préjugés ni se poser de questions, ni le laver !!!

DSCN7015Down-Town, le centre ville en anglais, aussi et surtout ici, littéralement, la ville basse. Promenade dans cette atmosphère très populaire où nous aimons nous fondre, extra-terrestres, une fois de plus que nous sommes au milieu de cette agitation locale. Trois ethnies se côtoies ici et quatre religions au moins. Pas le moindre soucis, la seule chose, quartier musulman oblige, pas une seule bière fraîche à l'horizon! Effectivement, presque une punition !

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On s'adapte et buvons café ou thés élaborés minutieusement devant nous.

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Retour à notre chambre pour une sieste climatisée. L’hôtel, choisi sur un site de réservations en ligne (c'est une évolution dans nos méthodes depuis 2013 pour nous, et pas toujours avec le succès souhaité), est en travaux et c'est tout juste si l'on arrive à regagner notre chambre, je calfeutre le bas de la porte avec une serviette de bain pour limiter la poussière... Malgré les différents outils, et une coupure de courant générale du quartier entier, donc de la clim, on s’endort.

 

Nana veut retourner à Hong Kong dans SA chambre!

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Dîner super dans un restau' en face, "nasie-goreng" s'il vous plaît, aussi bon qu"en Indonésie, ou Malaisie toute proche, on imagine les filles face à ce plat...

 

 

 

 

 

 

 

 

Nuit entrecoupée de coupures de courant et des chauds froids qui vont avec. 

 

 

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11 novembre 2017

Min ga la ba!

Hong-Kong, la suite en images...

 

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...

Les hauts parleurs nous invite enfin à embarquer en mandarin, cantonais puis anglais (ou l'inverse, pour l'anglais, chui sûr!).

Nous ne bougeons pas. De la banquette du bar, nous nous amusons de regarder les gens se précipiter pour... Faire la queue.

Les Hongkongais, disciplinés se mettent en file indienne tandis que les occidentaux usent de stratagèmes ridicules pour essayer de doubler.

Les hotesses veillent au grain et rien n'y fait!

Nous descendons dans les derniers vers le satellite d'embarquement, peu importe, nos places sont numérotées et nous attendrons moins que les autres,assis dans l'avion, le décollage!

 

Il pleut, la visibilité est moyenne. Point de vol au dessus des buildings illuminés, dommage, on avait réservé le bon coté de l'appareil pour ça!

 

Le vol est... mouvementé. Une première fois au dessus de l'ile de Hainan, en mer de Chine, en passant ensuite au dessus des montagnes du Laos, puis une troisième en plongeant vers Yangoon.

On a l'habitude de l'avion, mais pour le coup, c'était plutôt impressionnant.

 

01.00H.

Nous sommes surpris du modernisme de l'aéroport de Yangoon, je pensais débarquer avec une passerelle directement sur le Tarmack, mais non, satellite et moquettes épaisses...

Nouvelle attente à l'immigration, les douaniers et douanières paraissent très assidues dans la lecture des documents fournis (4: Passport, Visa, déclaration qu'on est gentil sans grosses sommes d'argent ni produits illicites sur nous et déclaration d'où on vient et où on habitera en Birmanie).

Nana passe, photo d'un oeil, c'est bon.

C'est à mon tour pendant que ma chérie file chercher notre sac qui tourne desèspérément sur le tapis distributeur depuis bien cinquante minutes.

Direct, j'attaque avec assurance "Nin ga la ba shin!" la douanière éclate de rire, je lui dis bonsoir (bonjour se dit pareil!) et ça la fait rire, elle me répond et je la questionne sur son rire.

En fait, je viens de parlé comme une fille, on fini la phrase par "shin" quand on est fille et par "Bia" quand on est garçon. Je crois comprendre qu'il n'y a pas de pronom personnel en Birman et pour exprimer la première personne (je, quoi), on met au feminin ou masculin suivant son genre...

 

Photo de l'oeil, je la remercie en Birman, rire, elle me reprend et je lui dit en revoir encore en birman, elle n'en peut plus!

Je viens de prendre mon premier cours de Birman.

Le sac est encore dans le sac à sac, sur un chariot, Nana m'attend.

Le dernier cash changer attend qu'on approche du guicher pour le fermer. Il est plus de deux heures du matin et on n'a pas d'argent...

Négo avec un taxi, il nous emmène à l'hotel et nous leur demanderons de faire l'avance pour nous.

On cherche, on tourne, on fini par trouver. Nana terrifie le gardien de nuit qui dormait à la réception. Ça ressemble aux photos vues sur le site, mais... en fait, c'est en travaux, placos et plaques de contre-plaqué, ça n'est pas vraiment sale mais vraiment poussièreux. Il est deux heures, on ne discute plus.

La chambre est aveugle (comprenez, sans fenètre) et nos lits jumeaux semblent bien bas, les sanitaires sont communs et, dans les parties communes, tout est décoré avec une mince couche de poussière.

Original.

Peut être trop...

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Pour du changement, c'est du changement!

Rapidement glissés dans les draps, on se souhaite bonne nuit.

Nana dit : "ouvre les rideaux je ne vois pas les lumières de la baie!" éclats de rires.

J'aime quand un plan se déroule sans accros!

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07 novembre 2017

Hong Kong sans tongues!

15.12H

 

Voilà un peu plus de deux heures que nous somme en vol, décollage et début de voyage sans souci, j'ai même filmé le décollage grace à le caméra judicieusement placée sous le fusellage de notre Boeing 777.

Ça n'est qu'en arretant le petit bout de vidéo que je me suis rendu compte qu'en fait je venais de démarrer l'enregistrement...

 

#%G&¤RR...

 

Pas grave, on se calle "Alien Convenant" sur nos écrans vidéo. Rapidement, une fois le planché de vol atteind, un apéritif nous est servi, tout en anglais ou en mandarin (j'ai choisi l'anglais, visiblement mon accent Mandarin n'est pas bon. Ou alors c'était en Cantonais!?), suivi d'un repas avionnesque pas trop mal. Les grands verres de Cabernet et/ou de Chardonnay, généreusement servis par notre hotesse asiatique chignon parfait et tailleur rouge et blanc, nous anésthésie définitivement, on entre dans la  nuit, il est 15.25.

Je borde une dernière fois ma chérie et j'essaie à mon tour de dormir...

 

... 6.40H (le lendemain donc, pour vous 13.40H du dimanche), on se pose, j'ai filmé...

La traversée de l'aéroport est interminable, on passe l'immigration, on récupère notre gros sac.

Je cherche le Guide du routard avec toutes les anotations et même la fiche de change préparée avec soin à l'avance pour avoir sous les yeux rapidements des valeurs repères...

... et là, c'est le drame.

...J'ai oublié l'ensemble dans le dossier du siège devant moi dans l'avion!

Échange de points de vues.

... On a failli divorcer; enfin... Surtout Nana!

Pour un voyage d'anniversaire de mariage ça commence fort!

 

Bref, la loose, plus de repères, plus de trucs et astuces, plus rien. Les visites prévues, les points d'interets...

Métro, puis on arrive largement en avance sur l'horaire prévu à notre hôtel afin de laisser le sac. Notre chambre est prête, ils nous remettent les clefs.

L'hotel, (Ritz Carlton) est immense, magnifique, feutré, la classe à tous les niveaux, des Ferraris, Porsches, Bentley en nombre et autre Roll's tronent fièrement devant l'entrée.

 

 

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On déboule là dedans, en tenus de baroudeurs, après 27 heures de voyage et les mines et l'odeur qui vont avec, le tout surmonté d'un monstrueux sac avec des patchs de drapeaux cousus.

Chaque groom, assitant (/te) qui nous croise, nous interpèle gentillement et nous demande où nous allons...

Bon, on n'a pas le look.

La chambre est géniale avec une vue incroyable. 113Ème étage, Nana n'a (je sais) même pas le vertige!

Un minibus local, une traversée dans le mythique Star Ferry et nous voilà sur Hong Kong Island. Ça grouille de monde, nous sautons dans un trolley à impérial (héritage Britannique oblige) et nous voilà partis pour une visite de la ville. J'ai choisi le mauvais sens... décidément.

On marche, on déambule, on se promène et on piétine toute la journée. Nous finissons par trouver quelques points d'interets comme l'incontournable vue sur tout Hong Kong et on y monte (après une grosse heure de queue) en cable car (un funiculaire tiré par cable).

 

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Retour vers l'hôtel, bus et un grignotage Cino/Japonais à un comptoir apaisent nos estomacs toujours vides (pas trouvé le quartier des petits restos) (!).

Arrivés à la chambre, la douche finale et nos vêtements propres nous détendent.

À l'accueil ce matin, j'ai fais réserver une table pour notre apéritif de ce soir au bar de l'hôtel, le plus haut du monde s'il vous plait, dress code oblige, tenue smart obligatoire (on avait prévu!).

Bref, pas de tongues à Hong Kong (ça me faisait plaisir de le faire)!

L'Ozone, ce nom à cause de sa hauteur. Ambiance super, vue époustoufliflante!

On trinque à nos vingt ans avec quelques allusions, en évitant de nommer "guide du routard" dans nos phrases... il semblerait qu'elle m'aime toujours! Ouf.

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Nuit sans description, nan mais ho!

Petit déjeuné de fou, toujours avec vue dans une salle juste magique.

 

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On profite de la piscine, jaccuzzi sur la terrasse.116 étage.

 

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Nous repartons, check-in en sous sol de l'hôtel de notre gros sac et nous partons juste avec nos cartes d'embarquements et nos appareils photos.

Nana écoute son instinct et nous dégotte des rues comme on voulait, mélangé à la foule de ce lundi matin. Grignottages et essais de nouvelles textures et/ou aliments. Top. Tout comme on aime.

 

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Notre vol est dans deux heures.

 

Direction la Birmanie, enfin la République Démocratique du Myanmar.

L'aventure continue...

 

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05 novembre 2017

Birmanie pratique

 

 

 

Birmanie

Myanmar

La Birmanie ou Myanmar, en birman, Bama, Myanmâ, /mjænˈmɑ/), en forme longue la République de l'Union du Myanmar en birman Pyidaungzu Thammada Myanma Naingngandaw, anciennement Union de Birmanie, puis Union du Myanmar, est un pays d'Asie du Sud-Est continentale ayant une frontière commune avec le Bangladesh, la Chine, l'Inde, le Laos et la Thaïlande. Elle est bordée par la mer d'Andaman au sud et par le golfe du Bengale au sud-ouest, avec environ 2 000 kilomètres de côtes au total.

Le pays a connu depuis 1962 une série de dictatures militaires. De 1988 à 2011, la Birmanie a été officiellement dirigée par le Conseil d'État pour la paix et le développement. Cette junte a officiellement laissé la place en 2011 à un pouvoir civil dirigé par l'un de ses anciens membres, mais le poids de la hiérarchie militaire reste prépondérant dans les faits. La relative libéralisation du pays qui s'est confirmée depuis a conduit l'Union européenne et les États-Unis à suspendre ou lever en avril et septembre 2012 l'embargo qu'ils imposaient au pays depuis les années 1990, exception faite des ventes d'armes.

En français, « Birmans » qualifie tous les citoyens du pays (en anglais : Burmese), qu'ils soient Birmans ethniquement issus de l'ancien royaume de Birmanie (en anglais : Burman) ou des territoires rattachés à celui-ci par l’occupant britannique.

 

 

 

 

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04 novembre 2017

Sur le départ!

23.40h.

Le calme est revenu, les sacs sont fait.

Il n'y en a pas quatre cette fois ci, bien que Nana ait bien chargé en crèmes, shampoings et autre baumes ou chaussures ...

Un grand, le compagnon de toutes nos aventures, sur lequel il manque finalement quelques patchs maintenant, Cuba, Espagne, Italie...

... le Vercors?

... pas pris le temps d'en trouver, ça sera fait au retour c'est sûr.

 

La troupe, pour cette expédition, sera bien plus petite que toutes les autres fois, nous partons à deux.

Une envie pour nos vingt ans de mariage de partir en amoureux!

Laetitia et Pamela ont dix huit ans maintenant, elles ont ralé et continuent à le faire, de ne pas venir avec nous mais sont, je crois, quand même contentes pour nous.

 

Le programme est simple, direction la Birmanie, via Hong Kong avec Cathay Pacific.

Nana nous a prévue une escale de presque quarante huit heures là-bas, ce qui nous semble suffisant pour voir tout ce que nous souhaitons.

 

Ensuite départ et vol de nuit jusqu'à Yangoon (Rangoon) où nous arriverons vers une heure du matin. Une fois n'est pas coutume, nous avons reservé une chambre depuis la France vu l'heure à laquelle nous arriverons.

Mémo: Ne jamais arriver de nuit dans une localité où l'on souhaite dormir, c'est obligatoirement un fiasco (qualité de la chambre proposée, prix, quartier, amabilité...), bref on cherche une chambre toujours dans la matinée, tous ces critères se trouvent inversés!

 

Quelques jours sur place, puis bus de nuit pour Mandalay, citée de l'argent (métal) entre autre, bateau de jour vers Bagan et ses 2 à 3000 temples, suivra ensuite le lac Inlé et ses ethnies lacustres, puis retour vers Yangoon avant un retour à la maison via Hong Kong.

 

On a que quinze jours, ça change d'être minuté!

 

Bon on va décoller, (magie de la programmation) il est presque midi de samedi, on arrivera dimanche matin à six heures (locale) pour nous mais ce soir vers vingt trois heures trente pour vous...

 

On espère un post depuis Hong Kong!

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03 novembre 2017

Hong Kong pratique

Hong Kong

Hong Kong (chinois : 香港 ; pinyin : Xiānggǎng ; Wade : Hsiang kang; cantonais Jyutping : Hoeng gong ; cantonais Yale : Hēunggóng ; littéralement : « port aux parfums » ou « port parfumé »), officiellement Région administrative spéciale de Hong Kong de la République populaire de Chine, est la plus grande et la plus peuplée des deux régions administratives spéciales (RAS) de la République populaire de Chine (RPC), l'autre étant Macao. Elle compte environ sept millions d'habitants que l'on appelle Hongkongais (en anglais : Hongkongers) dont l'espérance de vie est la plus longue au monde en 2017.

Hong Kong est située sur la rive orientale de la Rivière des Perles, sur la côte sud de la Chine et elle est baignée par la mer de Chine méridionale. Elle jouxte la province du Guangdong au nord. Hong Kong est la huitième entité commerciale et le 3e centre financier au monde. Son économie est considérée comme la plus libérale au monde depuis 1995 selon la fondation américaine « Heritage Foundation ». Hong Kong se place ainsi dans le rang des grands centres financiers du monde avec entre autres New York et Londres, cette trilogie est d'ailleurs appelée par certains médias anglophones « Nylonkong ».

Colonie britannique à partir du traité de Nankin (1842), rétrocédée à la Chine en 1997 soit 155 ans plus tard, Hong Kong demeure radicalement différente du reste de la République populaire de Chine. Une loi fondamentale particulière détermine son régime politique. Elle obéit au principe « un pays, deux systèmes », qui permet à Hong Kong de conserver son système légal (common law), sa monnaie (Dollar de Hong Kong), son système politique (multipartisme), ses équipes sportives internationales, ses lois sur l'immigration, son domaine internet (.hk), son indicatif téléphonique (+852) et son code de la route (on conduit à gauche à Hong Kong ; à droite en Chine continentale). Selon les termes de la déclaration sino-britannique commune, la Chine a promis que Hong Kong garderait une relative autonomie jusqu'à au moins 2047, soit 50 ans après le transfert de la souveraineté.

En tant que ville mondiale, Hong Kong compte environ 34 000 résidents britanniques (ils étaient 25 500 en 1996, juste avant la rétrocession), environ 22 000 résidents japonais, environ 60 000 résidents américain, environ 300 000 résidents canadiens et entre 18 000 et 20 000 résidents français. La majorité est composée d'expatriés employés par des multinationales ou des entrepreneurs installés avec leurs familles. L'anglais et le chinois (notamment le cantonais et le mandarin) sont les deux langues

 

 

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31 octobre 2015

hasta siempre!

Voilà, presque deux semaines se sont écoulées. Demain, à cette heure-ci nous serons dans l'avion du retour et nous poserons samedi, heure Française, vers onze heure trente à Paris.

Cet article vous apparaît alors que notre avion est au décollage de La Havane, une nouvelle programmation dont internet et moi avons le secret!

 

Depuis hier, nous logeons, une nouvelle fois, chez l'habitant, un peu plus loin que notre premier lieu de résidence Havanais. Nous avons découvert cette adresse par hasard avant notre départ de la Havane et avions réservé et laisser un acompte pour deux chambres. Pas de mauvaise surprise cette fois-ci, tout va bien. Un appartement colonial, avec des plafonds à au moins six mètres ! Des chambres nickels avec clim en bon état, un salon avec une déco raffinée et une maîtresse de maison accueillante et attentive...

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En retrouvant La Havane, nous avons l'impression de revenir chez nous. Nos repères sont là, pour s'orienter, nos cantines préférées aussi et on retrouve certains habitants chaleureux qui nous reconnaissent et avec qui nous échangeons comme de vieilles connaissances. Hier après midi, nous avons déambulé dans des quartiers inconnus, on va refaire de même aujourd'hui.

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On choisit de se perdre dans une partie que nous n'avons pas encore arpenté, vu la distance, je négocie deux vélos taxis (des pousse pousse quoi!) et nous voilà partis pour une traversée aussi dépaysante que déroutante. Les rues sont en piteux état et sales. Les gens, par ici, voient peu de touristes. Il est vrai qu'en entrant dans certaines rues on se demande si l'on fait bien d'y venir. Avec notre consentement, la bouillante Havane est en train de nous avaler. Les gens viennent vers nous, autant que nous allons vers eux, Nana a même été invitée à jouer aux dominos (elle a gagné une partie!), les voisins, curieux venant voir comment cette étrangère allait s'en sortir !

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La plupart du temps, au premier abord, on nous prend pour des Argentins à cause de notre accent qui n'est pas Français (aujourd'hui, alors que j'insistais sur notre pays d'origine, on ne nous a même pas cru, et dans tous les cas, Nana, ne peut être qu'Espagnole voir Cubaine!!!).

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Tout est prétexte aux rencontres, y compris par les Havanais eux même, qui échangeront souvent juste pour le plaisir. Certains, on en a parlé, essaye de nous vendre ou de nous rabattre vers un commerce mais on en a pris l'habitude et nos parades bien rodées fonctionnent. Bref, aucun enquiquinement, de patté de maison délabré en patté de maison en ruine en passant par quelques édifices magnifiques retapés à grands frais, nous divaguons ça et là. Le callejon de Hamel nous réserve des rencontres et surprises colorées. Mitchel sera notre guide dans ce quartier repeint et décoré façon facteur Cheval ou Dalí dans un capharnaüm de récupération et recyclages en tous genres. On nous proposera même de venir assister à une messe Afro Cubaine avec sacrifice d'un beau coq qui nous a été présenté et tout ! On n'a pas décliné l'invit', on est juste oublié de revenir à l'heure annoncée...

On a traîné nos guêtres ainsi toute la journée, fait des photos avec une star de rap Cubaine...

Ce soir, nous sommes allés prendre quelques mojitos dans un lieu mythique ; La bodegita del medio, c'est le café bar resto, où le mojito a été inventé et qu'Hemingway avait choisi comme cantine.

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Chacun commande un mojito, avec ou sans rhum, bien sûr. Ils sont fait là, sur le comptoir devant nous. Un orchestre se forme et nous joue des airs entraînants. Le chanteur du groupe fera danser mes deux filles et plaisantera beaucoup avec nous ! Le soi-disant piège à touristes est pour nous un vrai lieu d'échange, de bonne musique et bonne humeur avec les natifs. Le groupe nous retiendra même lorsque nous allons vouloir sortir de ce minuscule endroit, mais on n'a pas encore mangé et nous avons déjà consommé plusieurs de ces boissons dont nous sommes extrêmement friand ! Nous nous extirperons à la deuxième tentative et le groupe nous regardera nous éloigner derrière les barreaux en bois. Désespérés (de voir nos filles partir!).

La pauvreté affichée, les rabatteurs de tous poils, les ruines et les odeurs de poubelles. Les bœufs travaillant dans les champs, les hommes et femmes courbés, les voitures hors d'age sur lesquelles on se retourne comme nos parents ont pu le faire alors qu'ils n'avaient pas vingt ans ! Le climat, la beauté des paysages, la musique, pas si omniprésente que ça, la nourriture simple comme ce peuple, ivre de héros morts, de liberté tant annoncé mais finalement absente, partageant sans retenue ses humeurs, son rhum et ses cigares, seules choses finalement, qui leurs sont accessibles et parfois même pas.

Nous avons été séduits ou choqués, parfois tant d'injustice à fait pleurer ma volcanique Espagnole et des échanges trop brefs au coin d'une rue, avec des gens en aillons, voir en sac de toile de jute ont été profonds et sincère.

 

Nous avons aimé Cuba, malgré ses échappements et son eau du robinet, Cuba, qui commence à s'ouvrir au monde et à qui nous souhaitons le meilleur !

 

Apprendimos a querer te, hasta siempre, Cuba.*

Nous avons appris à t'aimer, pour toujours (ou adieu), Cuba.

*(premiers et derniers mots de la chanson “Hasta siempre Che Guevara”)

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