4 sacs à dos, une aventure...

03 décembre 2017

rentrera, rentrera pas ?

 

Rentrera, rentrera pas ?

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Une fois n'est pas coutume, nous attendons notre bus, non pas dans une gare routière mais à l'agence de la compagnie elle-même. Et quelle agence ! Touristes et sacs de riz attendent patiemment.

 

 

 

Le trajet de douze heures est épuisant, on dort peu, pour quitter les hauts plateaux de Inlé, nous traversons une cordillère, faite de montées interminables et de descentes vertigineuses, le tout dans des lacets routiers incessants.

Un stop quelque part, un bus est renversé sur le côté dans un ravin et personne ne s'arrête sauf nous. Les chauffeurs vont voir et nous enferment dans notre bus. Pas besoin de coup demain, on repart finalement.

Arrivé à la gare routière de Yangon, taxi, négo' prix de la course, hôtel.

Nous avons réservé une chambre dans un petit hôtel, non loin du premier que nous avions eu en arrivant, en effet, avec un vol prévu à une heure et demie du matin, il fallait qu'on puisse se poser.

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On va faire un peu de shopping, puis nous rejoignons notre chambre.

 

 

 

 

 

 

Douche, clim, sieste, blog. On n’est pas mal.

Le pick up (comprenez, l'enlèvement, la prise en charge) du taxi est prévue à vingt et une heure quinze.

Enregistrement à l'heure au bureau de Cathay Dragon, il nous reste juste assez pour prendre un menu au KFC.

Immigration et attente interminable devant la porte d'embarquement.

Il est tard, après la nuit précédente dans le bus, c'est épuisant.

Notre vol pour Hong Kong est retardé. Un peu plus tard encore, notre vol est annulé

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J'ai beau essayé différentes techniques, rien n'y fait. Aucune solution n'est proposée pour tenter de rejoindre Hong Kong à temps pour prendre notre vol retour pour Paris.

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La communication est inexistante, on ne sait rien, c'est l'anarchie, chacun pour soi et … à cette heure-ci, même dieu n’est plus pour personne...

On doit reprendre nos bagages et les agents de la compagnie nous laissent poireauté, debout, comme ça dans un des halls de l'aéroport déserté jusqu'à quatre heures trente. En fait, ils donnent priorité aux classes affaires et premières. Mais tout est tellement lent qu'on pourrait devenir fou !

Le manque d’assurance de l’équipe au sol ajouté à ce que nous interprétons comme des moqueries de la part des gens mieux que nous commencent à peser. D’autant plus que, en pareil cas, une maitrise de la langue anglaise comme la nôtre est un véritable handicap !

Comme dit Nana « my English is not perfect ! » mais lorsque, dans ce hall immense, sa voix raisonne, effaçant tout bruit alentour et qu’elle leur exprime, dans un silence glacial de clim et résonance de cathédrale ce qu'elle pense de leurs procédés, il semblerait que l'ensemble de l'aéroport l'ai comprise.

Moi, j'l'adore !!!

 

C’est enfin notre tour…

 

Notre sortie du territoire est annulée sur nos passeports par des douaniers revenus à la hâte et en civil, puis nous sommes dispatchés dans différents hôtels de la ville.

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Pour nous, le Sedona, l'un des plus luxueux de Yangon.

 

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Nuit de trois heures et demi, petit déjeuner gargantuesque.

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Les buffets sont tellement grands et nombreux qu'on ne sait plus où donner de la tête. Nana et une autre rescapée du vol Cathay Dragon ne veulent plus partir de ce très bel endroit !  Mais toujours aucune info.

 

 

 

 

 

 

C'est stressant, rentrera ? rentrera pas ?

En plus il faut rester joignable, donc pour nous, dans notre chambre.

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Vers treize heures, on craque sur le buffet des poissons, fruits de mer et crustacés accompagnés d'un verre de vin.

C'est à ce moment précis qu'une des responsables de l'accueil nous informe de notre départ.

 

 

 

 

 

Un vol dans deux, trois heures, pour... Saint Gapour.

Un vol direct pour la France ?!

(Moi ça m’fais rire et comme c’est moi qui écris, je mets ce que je veux !)

Nan, Singapour, avec Singapour Airlines (deux heures trente) puis vol Air France (treize heures trente) pour Roissy Charles de Gaule.

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Coincés dans les deux places les plus centrales dans l’allée du milieu à quatre sièges entre deux balaises dormants, le voyage est très long.

 

 

 

 

Le passage de la douane française est très long, une heure vingt pour passer. Les sas automatiques sont en panne et seulement deux fonctionnent sur dix. Plutôt à l’aise en français (que je parle couramment), je prends à partie une douanière (oui oui, avant le contrôle !), elle battra en retraite devant ce monsieur mécontent. La fatigue aidant, le chauve peu s'avérer virulent...

C’est après avoir expliqué à une des responsables d’escale de Aéroport de Paris quelle solution adopter que la solution a été trouvée.

Utiliser un humain !

Dingue non ?

 

Restera plus qu'à trouver un TGV pour Grenoble…

C’est fait, les escalators, le quai, le wagon, nos sièges.

On souffle, peu de monde dans ce TGV, la pression retombe.

Les hautparleurs annoncent le départ imminent de notre train pour... Nantes, (!) montée d'adrénaline et sortie du wagon sur les chapeaux de roues ! Juste à temps, on n’était pas loin, c'était de l'autre côté du quai !

 

Le bon train arrive, c’est plein, on monte, nos places sont là. C’est prévu, à Grenoble Patricia et Eric viennent nous chercher.

J’aime quand un plan se déroule sans accrocs.

 

Rentrera !

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28 novembre 2017

Le marché des fourmis

Inlé, six heures.

A l'aube du deuxième jour...

Le contraste est saisissant entre le couché de soleil d'hier et le levé de ce jour...

 

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La pluie tombe maintenant pratiquement sans discontinuer depuis hier.

Petit déj' rapide. On rejoint le bord de lac et l'embarcadère, partagés entre envie d'y aller et espoir que nos nouveaux potes aient renoncés pour pouvoir retourner à l'abri dans notre chambre.

Au bout de quelques instants, la barque arrive, ils sont assis sur de confortables fauteuils en bois, couverture et parapluies de rigueur. On s'installe, on fait pareil. Quel contraste avec notre déplacement de la veille, l'horizon est bouché, il fait froid (16°C).

Nous filons plein sud vers le bout du lac, pour y rejoindre un marché.

A l'arrivée, notre embarcation s'échoue sur un banc de sable juste à l'entrée d'un jardin de lotus. Magnifique. Visiblement le plus à l'aise sur cette embarcation, à part peut être notre capitaine, je longe mes camarades pour me placer à la proue et laisser l'arrière du bateau se relever naturellement, Jean Denis me rejoindra bientôt.

Faire une démonstration de l'efficacité d'un transfert de masse : c'est fait !

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On repart, visiblement nous ne sommes pas seuls à nous déplacer en barque...

 

 

Le marché est... Local, bondé, une véritable fourmilière, et c'est justement ce que Nana recherche ici. En plus de la panoplie complète des épices et denrées de tous poils et de beaucoup de souvenirs. Différentes ethnies se retrouvent ici, on peut en distinguer quelques-unes grâce à leurs coiffes. Photos, marchandages, café, thé, beignets, un très bon moment avec les locaux. Nana, toujours en recherche de nouveautés culinaires, nous a dégoté une dégustation de... Fourmis rouges !

 

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C'était compliqué à trouver et à demander en anglais, Birman ou Gépalémo ! Mais elle a trouvé.

Pas de réel goût, juste du croquant, elles sont, il semblerait, tuées au vinaigre et c'est surtout cette saveur qui ressort en bouche.

Manger des fourmis : c'est fait !

Nous voilà repartis pour la seconde visite du jour, une fabrique de tissus en fils de tiges de lotus. Le produit fini ressemble à de la toile de jute, en plus doux et qualitatif. Le prix est plus élevé que celui de la soie naturelle.

Visite d'un atelier de travail de l'argent (métal) et par association de pierres précieuses et semi précieuses.

Il est temps de se restaurer dans un petit box sur pilotis, au beau milieu de'une cité lacustre.

Les déplacements avec la barque sont agréables malgré le bruit du moteur. Par une espèce de canal naturel, aux méandres irréguliers, traversant les plaines et villages, nous rejoignons In Dein.

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Là-bas, petite marche de vingt minutes, abritée sur l'intégrallité de notre parcours par une couverture de tuiles supportée par d'énormes piliers ronds, pour rejoindre une véritable forêt de stupas entourant une pagode. l'état des stupas va de ruine à excellent, on s'étonne d'ailleurs de cet entretien disparate.

 

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Nous passerons par les jardins flottants sur le chemin du retour. Sur une base de bambous liés entre eux, comme un radeau, les Inthas ajoutent différentes fibres, palmes de cocotiers et autres, feuilles de pandanus, puis ajoutent de la terre et cultivent là-dessus. Les racines traversent le tout et s'alimentent en eau directement. L'essor de cette culture est tel, que cela entraine une diminution de la flore sous-marine, à cause de l'ombre créée. L'oxygène se raréfiant, les poissons, à leur tour,  disparaissent de ces zones en pleine expansion.

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Nous arrivons finalement à notre embarcadère à la nuit tombée, on se salut et échangeons nos adresses avec Jean Denis et Nathalie, ainsi qu'avec chouchou (y s'appelle Chew Chew, phonétiquement Tcho tcho), donc forcément pour Nana et moi ça a tout de suite été chouchou. On lui donne bien plus que prévu car sa gentillesse son attention et sa disponibilité ont contribué à notre belle journée. Son visage s'illumine et c'est au bord des larmes qu'il nous apprend que nous venons d'être ses premiers clients ! en effet, il vient de se mettre à son compte avec sa barque. On le félicite et le congratule, une photo à cinq et je lui annonce qu'il sera dans la nouvelle rubrique qui va apparaitre sur ce blog et qui donnera des noms, adresses et tarifs de tout ce que l'on peut !!!

 

On arrive à la chambre et c'est une nouvelle fois, le sommeil que l'on va privilégier plutôt que l'estomac. On s'endort vers vingt heures.

 

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Le lendemain, nous profitons  des infrastructures de l'hôtel jusqu'à seize heures trente avant de rejoindre notre dernier bus, celui vers Yangon.

 

 

 

 

Ça sent le retour !

 

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26 novembre 2017

Aller à Inlé...

Nuit au frais dans un beau bus sièges larges, avec prises de courant et toutet tout.

On arrivera à Inlé, finalement en avance sur l'horaire, vers trois heures quinze. Les quelques locaux partent tout de suite et nous restons entre touristes, quelques-uns se font emmener vers leurs hôtels sauf nous et un autre couple avec qui nous avons sympathisé dès la montée dans le bus. Nathalie et Jean Denis, originaires de Perpignan, ont leur hôtel tout proche mais décident de rester avec nous. l'endroit parait peu sûr. Sympas. Nous discutons alors que deux hommes restent proche de nous sur cette espèce de petite place entourée de barraques en bois vides. Des boutiques fermées !

L'un des hommes essaie de nous emmener vers notre hôtel en bateau, nous ne comprenons pas trop vu qu'il y a une route qui y va. Il veut certainement nous rouler. Au bout d'un bon moment la boutique où nous nous trouvons ouvre ses portes. Un café, nous sommes au bon endroit, un café.

À peine le temps d'ouvrir que le patron nous sert cafés et thé. Et papotage et patati et patata. On décide enfin de partir vers nos hôtels respectifs, il est cinq heures trente passée. On décide de se revoir le lendemain pour faire barque commune et traverser ensemble le lac Inlé et y découvrir ses merveilles.

Ils sont emmenés en motos de leur côté, puis leurs chauffeurs reviennent et nous emmènent à notre tour, à notre barque. On a potassé un peu et effectivement, notre ressort (ben ouais !) est accessible par l'eau.

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Motos sacs aux dos, puis barque. Une longue barque locale, très effilée, environ six, sept mètres de long et un gros moteur bruyant avec une hélice au bout d'un long axe métallique. Une longue queue comme on les appelait en Thaïlande !

Une fois installés, nous sortons d’un enchevêtrement de barques à la rame, puis moteur hurlant, nous rejoignons notre résidence. Nous croisons une multitude de barques qui vont vers la ville, travailleurs, écoliers.

Le canal de trois kilomètres débouche sur le lac, c'est à cet endroit que se trouvent les pécheurs Inthas. La particularité de ces hommes et de ramer avec une jambe, libérant ainsi les mains pour pouvoir poser et manipuler leur nasse aisément.

Apercevant des touristes, ils commencent à prendre des posent grotesques pour les photos payantes, que nous ne prenons pas. J'en ai fait quelques-unes avant qu'ils ne réagissent et le naturel de celles-ci est préférable pour nous.

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Le lac Inlé, planté en montagne au centre Est du Myanmar était le lieu de villégiature des colons Anglais pour échapper à la chaleur des basses plaines. Aujourd'hui, ce lac est mourant, les pesticides des plantations environnantes s'y déversent et les jardins flottant (j'en reparlerai plus loin) raréfient l'oxygène et du coup une partie de la flore et les poissons.

 

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L'arrivée au ressort est majestueuse, encore un très bel endroit dégotté par ma géniale Nana! Je prends les coordonnées de notre batelier pour demain.

Clefs de la chambre, décrassage et direction la ville. Point de E-Bike à louer ici. Galère, on est à l'écart de tout. J'essaye de louer quand même une moto, auprès de loueurs ou de particuliers, pas moyen. La loi, c'est la loi !

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Qu'à cela ne tienne, le stop fonctionne est c'est en camion à benne que nous rejoignons le village, pour finir à pied, traversant un chantier où Nana n'a pas manqué de vouloir contrôler les EPI (Equipement de Protection Individuelle)... M'enfin en tongues, question crédibilité!

Repas dans un restau' à côté de l'hôtel de Jean Denis et Nathalie, qui nous rejoignent et point sur ce que chacun souhaite voir demain. Ticket de bus pour le retour vers Yangon. Impec.

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Ma chérie nous a dégotter une activité pour deux cet aprèm', massage traditionnel Intha. On cherche l'adresse, on trouve. Thé de bienvenue puis on entre dans une cabane de bambous et pailles tressés.

Allongés sur des nattes et couvertures à même le sol, nos masseuses nous pétrissent pendant une heure. Je me suis endormi que deux fois. Enfin, les trois m'ont levé deux fois en train de ronfler.

Photo avant le départ.

Ragaillardis, c'est dans la joie et la bonne humeur que nous prenons le chemin du retour. Ho !? Un Rickshaw, comprenez, un side-car avec deux places passagers dos à dos. Nana rêvait d'en faire, petite négo, c'est parti.

De gros nuages noirs décident de craquer quelques minutes seulement après notre départ. Pas de toit, pas de bâche, mais un parapluie salvateur est confié à Nana. C'est lent, on est trempé, ça caille en plus. C'est vraiment lent, on demande au chauffeur (en anglais) de stopper à l'abri mais quel que soit la phrase ou la question, celui-ci souri en hochant la tête de haut en bas. En fait y comprend pas un mot de ce qu’on lui raconte… C'est tellement lent qu'on est même rattrapé par... un motoculteur.

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Diner en amoureux au restaurant du ressort, on a choisi deux cuisses de canard confites et pris une bouteille de vin rouge cultivé et élevé sur les bords du lac. Que c'est bon ! L’influence de la direction française se voit sur la carte, en plus, ici il y a des desserts. Profiteroles pour terminer.

 

Nous échangeons longuement avec le directeur de l’hôtel, Bruno, sur son management, la qualité de vie des employés (185 plus les jardiniers et menuisiers qu’il faut gérer !), huit heures de travail, un jour de repos par semaine, quinze de congés payés et obligation de scolariser leurs enfants…

Nous pensons avoir trouver le bon interlocuteur pour répondre à un problème que nous avons depuis le début du voyage. Il est en connexion avec un orphelina local et c’est à cet orphelina (Nana refuse d’y aller, trop dur. Elle a raison !) que nous choisissons d’offrir nos neuf ou dix paires de lunettes de vue, transportées depuis la France. Au lieu de les laisser dans les tiroirs pour rien ou de les apporter chez un opticien sans connaitre la suite… Il y en a même pour toutes petites têtes, celles des filles…

Bruno remercie et s’étonne de la raréfaction des dons de ce genre, plus nombreux auparavant.

Le message est relayé ici, pensez-y lors de vos voyages !

 

 

Direction le lit, demain, grosse journée de découvertes et de navigation sur le lac Inlé.

24 novembre 2017

En panne à Bagan

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Il est six heures, le jour se lève à peine, nous montons à bord de notre navire.

Un gros bateau rustique, on nous a annoncé "luxury", m'enfin surtout rustique. La définition du luxe parait différente suivant le pays, c'est surtout un bateau spécial touristes...

Etre les premiers nous permet de choisir nos sièges, deux sur tribord (droite) afin d'être protégé du soleil une bonne partie du voyage (ben ouais, on file au sud, donc nous aurons le soleil à gauche et derrière nous ! Au début au moins.).

Des boissons et repas sont prévus à bord. Nos deux fauteuils en osier sont plus confortables que ce qu'il n'y parait.

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La descente est tranquille et reposante, café, thé puis repas (dans une assiette livrée à notre fauteuil), tout est plutôt bien. Nous aurions préféré prendre le bateau des locaux, bien meilleur marché mais surtout bien plus authentique mais il n'y en a que deux par semaine et nous ne pouvons pas attendre le prochain.

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Des photos tout au long du voyage et une arrivée sur Bagan vers seize heures annoncée par deux ou trois temples et stupas de briques visibles du fleuve...

 

 

 

 

Taxi, hôtel, vous commencez à connaitre notre routine...

On loue un E-bike, comprenez un scooter électrique, suite à de trop nombreux accidents, la location de scooter ou moto à moteur thermique est interdite aux touristes. Particularité Birmane et exclusivité mondiale : en Birmanie, on roule à droite, comme chez nous et le volant est à droite, comme en Angletterre !!! Les dépassements sont donc aléatoires, puisque pour avoir de la visibilité, il faut déporter complètement le véhicule sur la voie inverse... Cette particularité date du départ des Britaniques. Dans un rejet des anciens colons, il fut décidé de rouler à droite, mais les véhicules importés, ne changèrent pas le côté conducteur!

La vendeuse nous conseille de prendre deux E-bikes, c'est pas pour le prix (5000 MKT/scooter = 3,5€ environ) mais on préfère être à deux sur le nôtre pour diverses raison. Trempette dans la piscine et on file manger dans un restaurant proposant un buffet Birman, on le trouve, on mange de tout, on n'aurait peut-être pas dû !

S'en suit pour nous, pour le reste du voyage un recul que l’on n’a jamais eu pour la nourriture locale et certaines odeurs nous incommodent fortement.

Pour l'info, le lendemain matin de ce repas découverte, nous chercherons avant tout... Une pharmacie (violents maux de ventre et l'abdomen gonflé comme des baudruches) et avec l'aide de notre carnet d'images (gépalémo) nous pouvons acheter la médecine voulue...

Direction la ville de Nyaung oo et sa majestueuse pagode dorée. Nous visitons une fabrique de Cherott, cigares locaux fait de feuille d'arbre (Cherott), d'éclats d'écorce, de banane, d'anis étoilé et de plein d'autres choses que j'ai oubliées. C'est assez doux. Les bonbons de sucre (palmier à sucre) au tamarin s'avèrent trop sucrés. Nous errons dans le marché très local, très agréable tant que l'on est dans la partie alimentaire, mais nous sommes très sollicités dans la partie "souvenirs".

 

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Visites toute la journée de sites magnifiques, voir magiques en briques et parfois pierres de tailles. Couleur terre, blanc, sombre. Certains dénotent de l'influence Indoue et nous nous croyons par moment dans une province du pays continent...

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On a un plan pour le coucher de soleil, nous avons repéré un temple et nous y grimperons pour profiter de la vue.

La jauge de la batterie est de plus en plus basse, voir, cruellement basse, le scooter va de moins en moins vite et forcément...

... s'arrête. En panne au milieu de rien, en bord de route. Gentiment, un homme passe un coup de téléphone pour nous au loueur et les rappellera plusieurs fois leur disant que l'on va louper le coucher de soleil !

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C'est ça, quand il fait presque nuit c'est que c'est trop tard ! Un autre scooter, du même loueur tombe en panne au même endroit, comme nous, ils sont deux dessus. Une première demoiselle arrive sur un scooter comme le nôtre, nous faisons l'échange, et après cent mètres... pareil ! On finira poussés les uns après les autres par un des employés en moto !

 

 

Piscine pour du frais dehors, de l'eau pour du frais dedans, une douche et au lit sans manger (durant plusieurs jours la diète s'impose et nous va bien).

Lendemain matin, je récupère un autre scooter, et nous filons de temples en pagodes, au milieu des terres ou au bord de l'Yrrawaddy. Vers midi, un sandwich façon Parisienne va nous caler avec quelques frites... la fin de journée se fera en haut d'un temple, la lumière rasante du soleil, orangée, douce et chaude, vient caresser et illuminer des dizaines d'autre temples et stupas.

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Pas de bruits, le temps semble ralentir et l'astre du jour, dans un dernier clin d'œil, s'éteint derrière un temple. Belle idée de ma femme que d'être là à ce moment précis. Merci.

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Retour sans problème, je rends le scooter et notre sac est prêt. 

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Une chariotte bondée, puis, ce soir, bus pour le lac Inlé et sa fraicheur. Départ vingt heures, arrivée prévue vers quatre heures...

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19 novembre 2017

s'en aller de Mandalay...

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La journée suivante est planifiée avec notre taxi du premier jour et nous avons défini un trajet avec les différentes choses que nous souhaitons voir.

On commence par le marché de jade de Mandalay, le plus grand du monde, environ trente mille personnes travaillent ici, avec en plus, les clients et les touristes. Au milieu des allées, un interminable parking de motos et scooters où, clients, charrettes, touristes moines et mendiants rivalisent en quette d'un petit quelque chose. L'atmosphère est incroyable, les roches, magnifiques, restent bien souvent hors de prix, surtout lorsqu'on est occidental...

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P1350213P1350220Mahamuni Pagoda, où se trouve un gigantesque bouddha dont le visage et les dents sont lavées chaque matin à quatre heures. Le reste de sont corps est boursouflé par l'apposition d'une couche de vingt centimètres d'épaisseur de feuilles d'or...

 

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Mandalay (et ses envions) sont un des haut lieu de la religion Bouddhiste. Le rituel du repas des moines, (plus de mille cinq cents moines vivent dans un monastère)plusieurs dizaines (centaine?) font une procession pour se diriger vers l'endroit de leur repas et tout le long du chemin, les gens leurs font des offrandes. Beaucoup de touristes (dont nous!) se massent sur leur passage et ce voyeurisme organisé nous gène un peu. Cela reste à voir.

 

Visites de différents sites secondaires, après la traversée Dokéhtawaddy (rivière) ce qui nous permettra de traverser en barque puis de faire une ballade en calèche (monastère de Bagaya Kyaung) et plusieurs autres..

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On laissera notre guide, désespéré et affamé, manger. Pour le moment nous, on n'a pas faim.

Comme d'habitude nous profitons de chaque instant pour échanger avec les locaux. Ballons et stylos font le bonheur de chacun (/une).

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Traversée d'un pont métallique construit par les Anglais il y a plus de cent ans pour accéder au site de Sagaing, perché sur la montagne.

Des pagodes, des stupas, vue sur le fleuve où nous passerons demain... et c'est beau !

On va trouver par hasard, un petit restau local où salade de feuilles de thé et salade de nouille à la tomate feront notre bonheur.

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Enfin, nous arrivons à Amarapura pour y voir le plus long pont en teck du monde (1200 mètres).

 

 

 

 

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La fin de journée se fera sur la terrasse face au coucher de soleil sur l'Yrriwaddy (fleuve).

 

Il faut aller dormir, demain levé tôt pour rejoindre Bagan et ses deux à trois mille temples en descendant l'Yrrawaddy River en bateau dans un trajet de huit heures environs...

Il faut bien s'en aller...

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18 novembre 2017

tout ce qui brille...

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Après deux heures d'une autoroute en béton fatigué par les amortisseurs et qui ressemble plus à des tôles ondulées posées perpendiculairement au sens de circulation, qu'aux revêtements lisses que nous connaissons, on fait un stop de trente minutes.

À notre sortie du bus, une serviette humide en tissu et une brosse à dents nous sont offerts !

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Je m’étais endormi, emmitouflé pour résister à la clim congélateur, mais cet arrêt est bien venu, mes intestins on l’esprit taquin puisque ce matin, j'ai été joueur en buvant deux thé glacés (avec des glaçons donc!).

On fait la queue aux toilettes et je retrouve avec un bonheur indescriptible les portes trop hautes en bas et trop basses en haut des WC Vietnamiens...

… presque des portes western, le far west, c'est ça, le far west !

 

Quand faut y aller...

 

 

 

Y vont nous réveiller comme ça, parlage très fort et lumières à fond, toutes le heures environs, le chauffeur s'adressant à tout le monde en Birman en nous évitant soigneusement du regard. On suit, c'est pas compliqué. À la fin on ne bouge même plus jusqu'au terminus, presque hypnotisés par les mantras répétitifs bouddhiques mis en boucle depuis plus d'une heure et généreusement servis par des hauts parleurs trop forts. Vraiment trop forts...

Une gare routière en terre et poussière, un capharnaüm frénétique fait de klaxons, de gens pressés, de moteurs tournants avec les échappements qui vont avec ! Des plastiques et déchets divers jonchent le sol, tout le monde veut nous parler (taxis et/ou rabatteurs), il semble que l'on soit arrivés ! Il est six heures.

Nous choisissons de nous rendre à notre hôtel avec un jeune taxi, parlant français (on se rendra vite compte qu'en fait... non.), un chouette hôtel réservé en ligne avec des commentaires flatteurs de clients précédents (terrasse face au fleuve avec Heure Heureuse face au couché de soleil, la piscine...

 

On traverse cette ville, seconde du pays pour sa population, puis rapidement nous longeons le fleuve Irawady, notre hôtel ne devrait plus être bien loin !

Bizarre, l'endroit est fréquenté par les classes les plus basses de la société locale. Finalement, nous comprenons que nous traversons un bidon ville.

Vous êtes arrivés !!!

un trois étoile (locales), nous avons un trois étoiles qui se trouve au milieu d'un bidon ville !!!

ce qui nous interpelle le plus, ça n'est pas d'être là, on fera avec sans problème. Ce qui nous dérange, c'est les commentaires des clients précédents. Ils n'ont vu, que le couché de soleil, coupette de cocktail maison offerte à la main... Et tout ces pauvres gens ? Invisibles ??? BEUUUURRKK.

 

On nous ouvre les portes, tout est propre et bien rangé, la chambre est pas mal.

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La pagode toute proche (très proche la pagode, très proche) nous délivre des mantras sans discontinuer, après la nuit que l'on vient de passer on s'écroule sur le lit jusqu'à onze heures et demi.

Réveil (je l'avais programmé), douche (ben ouaip, on a dormi sur le lit comme ça) et hop direction la réception pour demandé le prêt de deux vélos et aller arpenter la ville.

 

Première étape, un bureau de réservation pour, dans deux jours partir pour Bagan (on à nouveau acheté des ballons de baudruche et un gamin, beau comme tout se voit offrir le premier!), puis on fait un stop au marché aux poissons, très fourni, les poissons sont parfois proposés directement sur le sol et on y jette, de temps à autre, quelques glaçons .

Ouf, la chaîne du froid est respectée. Presque.

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Ensuite recherche d'un petit restau dont Nana a le secret. Il propose un buffet Birman, ce qui nous permettra de goûter plein de spécialité.

Les rues sont disposées en damier et leurs noms sont en fait des numéro, comme à New York, les nids de poules et la poussière en plus.

On ne trouvera jamais l'adresse malgré notre plan et plusieurs demandes. Finalement, nous mangerons vers quinze heures debout dans la rue après avoir acheté deux petites salades locales excellentes, confectionnées devant nous dans une charrette restau'. Pour l'anecdote, Nana lui a couru après, il ne voulait pas s’arrêter, ne parlant certainement que Birman. On à dû être ses premiers touristes.

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Visite de la fabrique de feuilles d'or. Ces feuilles destinées à faire toutes sortes de dorures, mais utilisées en Asie surtout pour recouvrir les Bouddhas et autres symboles religieux.

La transformation est surprenante, l'or fondu est d'abord transformé en barres très étirées et aplatie, coupée ensuite en de minuscules petits carrés qui seront eux même placés sur des feuilles de cuir jusqu'à former une espèce de gros paquet bien ficelé très épais.

Le tout est posé sur une grosse pierre plate et là, pendant huit heures,des ouvriers vont, à l'aide de grosses masses, frapper sans discontinuer ce paquet (le son mat régulier est caractéristique et c'est entre autre grâce à cela qu'on trouve ce type de fabrique).

Le résultat est incroyable, les feuilles sont si fines qu'elles se désintègrent au toucher, il faut apposer la feuille directement sur le support voulu et la retirer ensuite.

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Pagodes et erreurs de rues se succèdent et nous retrouvons notre hôtel à la nuit tombante, juste avant la fin de l'heure heureuse !

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17 novembre 2017

Yangoon, au deuxième jour...

6.00H, mercredi 8.

 

Réveil, direction la pagode Swedagon, la plus grande du monde Bouddhiste, on y arrive à l'ouverture, seuls avec les fidèles. Tout n'est qu'or et blanc immaculé, une forte spiritualité habite le lieu. Des dorures, du blanc immaculé des chants bouddhiques (mantra. En fait une espèce de récitation ininterrompue, monocorde et monotone, presque chantée, très voir trop entêtante pour nous profanes), de l’encens, des fleurs, des bougies, la tiédeur matinale, le ciel bleu, les pas feutrés des gens, la dévotion des moines hommes (en orange,brun ou bordeaux) ou femmes (en rose) de tous ages. Tout cela donne une atmosphère tranquille. Apaisante.

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La vision de jeunes filles en toges roses, psalmodiant, imperturbables, malgré pour certaines, un très jeune age,  interpelle Nana, à fleur de peau, touchée par ces bouts de choux priants en chœur.

En repartant, nous traversons des quartiers d'une pauvreté folle. Quelques vendeurs essais de nous faire acheter quelque chose, y compris du mais pour le jeter aux pigeons. Nous n'achèterons rien. Une envolée soudaine de pigeons finira par atteindre Nana avec le lest fécale lâché au décollage. Chance, sur une sangle de sacoche, pas sur ses vêtements. Vengeance ornithologique à cause du maïs?

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Nous rentrons dans d'interminables bouchons, pires qu'à Bangkok dans notre quartier.

On doit laisser la chambre à midi, le sac est fait, je le confie à l"accueil.

Nous traînons de droite à gauche sans réel but dans ce quartier que l'on a hâte de quitter.

En milieu d'après midi, nous rejoignons, entassés à seize dans un micro bus de douze places (il suffit de mettre une personne de plus par rangée de siège! Suffisait d'y penser. Malin le Birman!), la gare routière d'où nous partirons ce soir, il nous faudra plus d'une heure pour y arriver à l’extérieur de Yangoon.

Elle est immense et plutôt incompréhensible, des gargotes et boutiques d’électronique partout, des bus dans tous les sens, personne ne parle anglais, heureusement, il y a des panneau partout. En Birman.

On fini par trouver le bureau souhaité et les quelques rabatteurs croisés se sont montré plutôt faciles à écarter.

Documents faits, le bus par dans quatre heures, on sort se promener là dedans et nous nous arrêtons dans un petit restau.

À peine arrivés j’échange avec une serveuse en Birman et Nana est toute surprise que j'ai compris ce qu'elle me demandait (j'ai dit deux mots clefs "Myanmar Biear") ''bière Birmane'' quoi!), la dame à répété avec un accent différent du mien (peut être un peu moins bon d'ailleurs?!) ajoutez à cela des merci et ok et vous obtenez un dialogue bluffant !

La bouteille arrive sur la table, 64cl, tout le monde nous observe. Extra-terrestres...

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On lève nos verres en directions des curieux "santé". Je prend à parti celui qui fait le plus le malin et lui demande de nous prendre en photo.

Un homme arrive d'une autre table et nous explique quelque chose par rapport à la capsule de bouteille, quelque chose est écrit. soit"jésulémaré" (merci beaucoup), soit autre chose. Dans la notre, on dirait "ding dong", en fait, c'est une remise de 50% sur le prix de la bouteille!

Yessssss !

Nous offrons quelques billets à une femme qui, faisant la manche, n'osait même pas nous regarder. Ce geste à vraisemblablement touché la terrasse et des gestes amicaux s'en suivent.

Le garçon nous offre un bouillon de carottes incroyable de goût !

On se sent bien ici, et nous finissons par commander des légumes sautés et une omelette locale. Excellent choix, c'est un festin. Le meilleurs depuis notre arrivée.

Sur les conseilles de Nana, je commande une deuxième bouteille avec laquelle je fait le tour des deux tables voisines et leur ressert quelques rasades. Nous sommes devenus des demies divinités...

On quitte le troquet pour rejoindre notre bus.

Il est magnifique, trois sièges par rangées, tellement ils sont larges, une bouteille d'eau, une boite avec des gâteaux locaux que j'ai mangé quand même parce qu’ils sont offerts de bon cœur, un écran télé dans le dossier, des prises de courant, une clim version congélateur et... Une couverture paraissant propre...

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...On ne nous à pas menti.

En route pour la deuxième ville du pays, en route pour Mandalay!

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13 novembre 2017

Première journée en Birmanie

 

Yangoon.

 

On tarde à se lever, c'est dur. Une bonne douche et hop dehors. Et quel dehors!!! En arrivant cette nuit avec un éclairage urbain quasi inexistant, des panneaux en Birman incompréhensibles et quelques rares ombres humaines ça et là nous avons eu une impression pire qu'à la Havane, de jour, ça n'est guère mieux. Une fourmilière mais avec une pollution démentielle en plus, ça grouille de vie, de gens, de voitures, d'ordures jetées au sol, de déchets de toutes sortes et le pire je crois pour nous...

... Des crachas. je ne les décrirai pas bien entendu, sauf, les plus gros et fréquents, les rouges.

Tout le monde ici, ou presque chique du Betel, cette substance est utilisée comme tonique et astringent. Composée de plusieurs petites feuilles de poivre et de tabac, de chaux vive et de noix d'arec. ça fait saliver dru et rouge, rougit les gencives et colore l'émail des dents en noir.

C'est vachement beuurk quoi!

Bref, ici aussi, comme les dans les pays les plus pauvre d'Asie (et du monde), la priorité est donnée à... Manger aujourd'hui.

Plein de petits vendeurs proposent de bonnes choses à manger justement, d'autres nous feraient plutôt fuir. D'abord trouver un cash changer, on n'a toujours pas d'argent.

On trouve, on change, photos avec le personnel, on repart avec une brouette de billets, puis viennent nos premiers beignets aux légumes et à l'huile.

La journée est consacrée à prendre nos repères, réserver des billets pour le bus de nuit de demain pour Mandalay. Ça marche, Nana, toujours aussi efficace sait où aller. En face de la gare se trouve des agences, on réserve, deux place dans un beau bus de nuit, avec des sièges larges comme celui où nous étions resté trop peu de temps à notre entrée en Malaisie. Départ demain 22.00.

Espérons qu'ils ne nous fassent pas le coup du train de nuit Saigon/Phnom-Penh...

Vite fait, bien fait. On déambule un peu, Nana me fait remarquer la quantité de pigeon alentours.

Quelques restos de rue sont là, fréquentés par des jeunes, certainement des étudiant nous attirent, c'est décidé, on va là. la moyenne d'age est de vingt cinq ans en Birmanie, c'est vrai que l'on voit peu de personnes agées... Cette jeunesse parrait attachée à ses coutumes et dans ses tenues vetimentaires, robes longues pour les unes sarongs pour les hommes et thanaka (pâte cosmétique jaune d'origine végétale utilisée comme protection solaire et/ou comme maquillage) sur une grande partie de la population féminine, appliqué avec plus ou moins de style.

Un petit repas sur un trottoir, bien à l'abri du soleil et de sa chaleur mordante... Une chaleur qui vous enveloppe dans cette moiteur terrible, l'air est tellement épais, qu'une fois de plus on pourrait le couper en tranche épaisses. Dès que les rayons vous mordent, on semble plaqué au sol, on a presque envie de courir pour chercher de l'ombre en panique et on apprendra vite, pieds nus dans les pagodes, temples et autour des stupas à reconnaître les matériaux qui nous brûlent ou pas !

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Sur nos minuscules tabourets de plastique, sous les arbres et parasols, on est bien. La cuisinière est juste devant nous et nous prépare (avec les doigts. Elle a des gants!) en direct, ce qu'on lui demande. Un peu de ça et de ça et...

Un délice. Rien à boire, juste un bouillon chaud, servi avec tout plat permet de s'hydrater un peu. Sinon, dans toutes les rues, en ville comme en campagne, des réservoirs d'eau son mis gratuitement à disposition avec un verre ou un mugg commun que tout le monde utilise directement sans préjugés ni se poser de questions, ni le laver !!!

DSCN7015Down-Town, le centre ville en anglais, aussi et surtout ici, littéralement, la ville basse. Promenade dans cette atmosphère très populaire où nous aimons nous fondre, extra-terrestres, une fois de plus que nous sommes au milieu de cette agitation locale. Trois ethnies se côtoies ici et quatre religions au moins. Pas le moindre soucis, la seule chose, quartier musulman oblige, pas une seule bière fraîche à l'horizon! Effectivement, presque une punition !

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On s'adapte et buvons café ou thés élaborés minutieusement devant nous.

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Retour à notre chambre pour une sieste climatisée. L’hôtel, choisi sur un site de réservations en ligne (c'est une évolution dans nos méthodes depuis 2013 pour nous, et pas toujours avec le succès souhaité), est en travaux et c'est tout juste si l'on arrive à regagner notre chambre, je calfeutre le bas de la porte avec une serviette de bain pour limiter la poussière... Malgré les différents outils, et une coupure de courant générale du quartier entier, donc de la clim, on s’endort.

 

Nana veut retourner à Hong Kong dans SA chambre!

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Dîner super dans un restau' en face, "nasie-goreng" s'il vous plaît, aussi bon qu"en Indonésie, ou Malaisie toute proche, on imagine les filles face à ce plat...

 

 

 

 

 

 

 

 

Nuit entrecoupée de coupures de courant et des chauds froids qui vont avec. 

 

 

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11 novembre 2017

Min ga la ba!

Hong-Kong, la suite en images...

 

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...

Les hauts parleurs nous invite enfin à embarquer en mandarin, cantonais puis anglais (ou l'inverse, pour l'anglais, chui sûr!).

Nous ne bougeons pas. De la banquette du bar, nous nous amusons de regarder les gens se précipiter pour... Faire la queue.

Les Hongkongais, disciplinés se mettent en file indienne tandis que les occidentaux usent de stratagèmes ridicules pour essayer de doubler.

Les hotesses veillent au grain et rien n'y fait!

Nous descendons dans les derniers vers le satellite d'embarquement, peu importe, nos places sont numérotées et nous attendrons moins que les autres,assis dans l'avion, le décollage!

 

Il pleut, la visibilité est moyenne. Point de vol au dessus des buildings illuminés, dommage, on avait réservé le bon coté de l'appareil pour ça!

 

Le vol est... mouvementé. Une première fois au dessus de l'ile de Hainan, en mer de Chine, en passant ensuite au dessus des montagnes du Laos, puis une troisième en plongeant vers Yangoon.

On a l'habitude de l'avion, mais pour le coup, c'était plutôt impressionnant.

 

01.00H.

Nous sommes surpris du modernisme de l'aéroport de Yangoon, je pensais débarquer avec une passerelle directement sur le Tarmack, mais non, satellite et moquettes épaisses...

Nouvelle attente à l'immigration, les douaniers et douanières paraissent très assidues dans la lecture des documents fournis (4: Passport, Visa, déclaration qu'on est gentil sans grosses sommes d'argent ni produits illicites sur nous et déclaration d'où on vient et où on habitera en Birmanie).

Nana passe, photo d'un oeil, c'est bon.

C'est à mon tour pendant que ma chérie file chercher notre sac qui tourne desèspérément sur le tapis distributeur depuis bien cinquante minutes.

Direct, j'attaque avec assurance "Nin ga la ba shin!" la douanière éclate de rire, je lui dis bonsoir (bonjour se dit pareil!) et ça la fait rire, elle me répond et je la questionne sur son rire.

En fait, je viens de parlé comme une fille, on fini la phrase par "shin" quand on est fille et par "Bia" quand on est garçon. Je crois comprendre qu'il n'y a pas de pronom personnel en Birman et pour exprimer la première personne (je, quoi), on met au feminin ou masculin suivant son genre...

 

Photo de l'oeil, je la remercie en Birman, rire, elle me reprend et je lui dit en revoir encore en birman, elle n'en peut plus!

Je viens de prendre mon premier cours de Birman.

Le sac est encore dans le sac à sac, sur un chariot, Nana m'attend.

Le dernier cash changer attend qu'on approche du guicher pour le fermer. Il est plus de deux heures du matin et on n'a pas d'argent...

Négo avec un taxi, il nous emmène à l'hotel et nous leur demanderons de faire l'avance pour nous.

On cherche, on tourne, on fini par trouver. Nana terrifie le gardien de nuit qui dormait à la réception. Ça ressemble aux photos vues sur le site, mais... en fait, c'est en travaux, placos et plaques de contre-plaqué, ça n'est pas vraiment sale mais vraiment poussièreux. Il est deux heures, on ne discute plus.

La chambre est aveugle (comprenez, sans fenètre) et nos lits jumeaux semblent bien bas, les sanitaires sont communs et, dans les parties communes, tout est décoré avec une mince couche de poussière.

Original.

Peut être trop...

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Pour du changement, c'est du changement!

Rapidement glissés dans les draps, on se souhaite bonne nuit.

Nana dit : "ouvre les rideaux je ne vois pas les lumières de la baie!" éclats de rires.

J'aime quand un plan se déroule sans accros!

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07 novembre 2017

Hong Kong sans tongues!

15.12H

 

Voilà un peu plus de deux heures que nous somme en vol, décollage et début de voyage sans souci, j'ai même filmé le décollage grace à le caméra judicieusement placée sous le fusellage de notre Boeing 777.

Ça n'est qu'en arretant le petit bout de vidéo que je me suis rendu compte qu'en fait je venais de démarrer l'enregistrement...

 

#%G&¤RR...

 

Pas grave, on se calle "Alien Convenant" sur nos écrans vidéo. Rapidement, une fois le planché de vol atteind, un apéritif nous est servi, tout en anglais ou en mandarin (j'ai choisi l'anglais, visiblement mon accent Mandarin n'est pas bon. Ou alors c'était en Cantonais!?), suivi d'un repas avionnesque pas trop mal. Les grands verres de Cabernet et/ou de Chardonnay, généreusement servis par notre hotesse asiatique chignon parfait et tailleur rouge et blanc, nous anésthésie définitivement, on entre dans la  nuit, il est 15.25.

Je borde une dernière fois ma chérie et j'essaie à mon tour de dormir...

 

... 6.40H (le lendemain donc, pour vous 13.40H du dimanche), on se pose, j'ai filmé...

La traversée de l'aéroport est interminable, on passe l'immigration, on récupère notre gros sac.

Je cherche le Guide du routard avec toutes les anotations et même la fiche de change préparée avec soin à l'avance pour avoir sous les yeux rapidements des valeurs repères...

... et là, c'est le drame.

...J'ai oublié l'ensemble dans le dossier du siège devant moi dans l'avion!

Échange de points de vues.

... On a failli divorcer; enfin... Surtout Nana!

Pour un voyage d'anniversaire de mariage ça commence fort!

 

Bref, la loose, plus de repères, plus de trucs et astuces, plus rien. Les visites prévues, les points d'interets...

Métro, puis on arrive largement en avance sur l'horaire prévu à notre hôtel afin de laisser le sac. Notre chambre est prête, ils nous remettent les clefs.

L'hotel, (Ritz Carlton) est immense, magnifique, feutré, la classe à tous les niveaux, des Ferraris, Porsches, Bentley en nombre et autre Roll's tronent fièrement devant l'entrée.

 

 

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On déboule là dedans, en tenus de baroudeurs, après 27 heures de voyage et les mines et l'odeur qui vont avec, le tout surmonté d'un monstrueux sac avec des patchs de drapeaux cousus.

Chaque groom, assitant (/te) qui nous croise, nous interpèle gentillement et nous demande où nous allons...

Bon, on n'a pas le look.

La chambre est géniale avec une vue incroyable. 113Ème étage, Nana n'a (je sais) même pas le vertige!

Un minibus local, une traversée dans le mythique Star Ferry et nous voilà sur Hong Kong Island. Ça grouille de monde, nous sautons dans un trolley à impérial (héritage Britannique oblige) et nous voilà partis pour une visite de la ville. J'ai choisi le mauvais sens... décidément.

On marche, on déambule, on se promène et on piétine toute la journée. Nous finissons par trouver quelques points d'interets comme l'incontournable vue sur tout Hong Kong et on y monte (après une grosse heure de queue) en cable car (un funiculaire tiré par cable).

 

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Retour vers l'hôtel, bus et un grignotage Cino/Japonais à un comptoir apaisent nos estomacs toujours vides (pas trouvé le quartier des petits restos) (!).

Arrivés à la chambre, la douche finale et nos vêtements propres nous détendent.

À l'accueil ce matin, j'ai fais réserver une table pour notre apéritif de ce soir au bar de l'hôtel, le plus haut du monde s'il vous plait, dress code oblige, tenue smart obligatoire (on avait prévu!).

Bref, pas de tongues à Hong Kong (ça me faisait plaisir de le faire)!

L'Ozone, ce nom à cause de sa hauteur. Ambiance super, vue époustoufliflante!

On trinque à nos vingt ans avec quelques allusions, en évitant de nommer "guide du routard" dans nos phrases... il semblerait qu'elle m'aime toujours! Ouf.

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Nuit sans description, nan mais ho!

Petit déjeuné de fou, toujours avec vue dans une salle juste magique.

 

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On profite de la piscine, jaccuzzi sur la terrasse.116 étage.

 

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Nous repartons, check-in en sous sol de l'hôtel de notre gros sac et nous partons juste avec nos cartes d'embarquements et nos appareils photos.

Nana écoute son instinct et nous dégotte des rues comme on voulait, mélangé à la foule de ce lundi matin. Grignottages et essais de nouvelles textures et/ou aliments. Top. Tout comme on aime.

 

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Notre vol est dans deux heures.

 

Direction la Birmanie, enfin la République Démocratique du Myanmar.

L'aventure continue...

 

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