Mandalay

 

Après deux heures d'une autoroute en béton fatigué par les amortisseurs et qui ressemble plus à des tôles ondulées posées perpendiculairement au sens de circulation, qu'aux revêtements lisses que nous connaissons, on fait un stop de trente minutes.

À notre sortie du bus, une serviette humide en tissu et une brosse à dents nous sont offerts !

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Je m’étais endormi, emmitouflé pour résister à la clim congélateur, mais cet arrêt est bien venu, mes intestins on l’esprit taquin puisque ce matin, j'ai été joueur en buvant deux thé glacés (avec des glaçons donc!).

On fait la queue aux toilettes et je retrouve avec un bonheur indescriptible les portes trop hautes en bas et trop basses en haut des WC Vietnamiens...

… presque des portes western, le far west, c'est ça, le far west !

 

Quand faut y aller...

 

 

 

Y vont nous réveiller comme ça, parlage très fort et lumières à fond, toutes le heures environs, le chauffeur s'adressant à tout le monde en Birman en nous évitant soigneusement du regard. On suit, c'est pas compliqué. À la fin on ne bouge même plus jusqu'au terminus, presque hypnotisés par les mantras répétitifs bouddhiques mis en boucle depuis plus d'une heure et généreusement servis par des hauts parleurs trop forts. Vraiment trop forts...

Une gare routière en terre et poussière, un capharnaüm frénétique fait de klaxons, de gens pressés, de moteurs tournants avec les échappements qui vont avec ! Des plastiques et déchets divers jonchent le sol, tout le monde veut nous parler (taxis et/ou rabatteurs), il semble que l'on soit arrivés ! Il est six heures.

Nous choisissons de nous rendre à notre hôtel avec un jeune taxi, parlant français (on se rendra vite compte qu'en fait... non.), un chouette hôtel réservé en ligne avec des commentaires flatteurs de clients précédents (terrasse face au fleuve avec Heure Heureuse face au couché de soleil, la piscine...

 

On traverse cette ville, seconde du pays pour sa population, puis rapidement nous longeons le fleuve Irawady, notre hôtel ne devrait plus être bien loin !

Bizarre, l'endroit est fréquenté par les classes les plus basses de la société locale. Finalement, nous comprenons que nous traversons un bidon ville.

Vous êtes arrivés !!!

un trois étoile (locales), nous avons un trois étoiles qui se trouve au milieu d'un bidon ville !!!

ce qui nous interpelle le plus, ça n'est pas d'être là, on fera avec sans problème. Ce qui nous dérange, c'est les commentaires des clients précédents. Ils n'ont vu, que le couché de soleil, coupette de cocktail maison offerte à la main... Et tout ces pauvres gens ? Invisibles ??? BEUUUURRKK.

 

On nous ouvre les portes, tout est propre et bien rangé, la chambre est pas mal.

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La pagode toute proche (très proche la pagode, très proche) nous délivre des mantras sans discontinuer, après la nuit que l'on vient de passer on s'écroule sur le lit jusqu'à onze heures et demi.

Réveil (je l'avais programmé), douche (ben ouaip, on a dormi sur le lit comme ça) et hop direction la réception pour demandé le prêt de deux vélos et aller arpenter la ville.

 

Première étape, un bureau de réservation pour, dans deux jours partir pour Bagan (on à nouveau acheté des ballons de baudruche et un gamin, beau comme tout se voit offrir le premier!), puis on fait un stop au marché aux poissons, très fourni, les poissons sont parfois proposés directement sur le sol et on y jette, de temps à autre, quelques glaçons .

Ouf, la chaîne du froid est respectée. Presque.

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Ensuite recherche d'un petit restau dont Nana a le secret. Il propose un buffet Birman, ce qui nous permettra de goûter plein de spécialité.

Les rues sont disposées en damier et leurs noms sont en fait des numéro, comme à New York, les nids de poules et la poussière en plus.

On ne trouvera jamais l'adresse malgré notre plan et plusieurs demandes. Finalement, nous mangerons vers quinze heures debout dans la rue après avoir acheté deux petites salades locales excellentes, confectionnées devant nous dans une charrette restau'. Pour l'anecdote, Nana lui a couru après, il ne voulait pas s’arrêter, ne parlant certainement que Birman. On à dû être ses premiers touristes.

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Visite de la fabrique de feuilles d'or. Ces feuilles destinées à faire toutes sortes de dorures, mais utilisées en Asie surtout pour recouvrir les Bouddhas et autres symboles religieux.

La transformation est surprenante, l'or fondu est d'abord transformé en barres très étirées et aplatie, coupée ensuite en de minuscules petits carrés qui seront eux même placés sur des feuilles de cuir jusqu'à former une espèce de gros paquet bien ficelé très épais.

Le tout est posé sur une grosse pierre plate et là, pendant huit heures,des ouvriers vont, à l'aide de grosses masses, frapper sans discontinuer ce paquet (le son mat régulier est caractéristique et c'est entre autre grâce à cela qu'on trouve ce type de fabrique).

Le résultat est incroyable, les feuilles sont si fines qu'elles se désintègrent au toucher, il faut apposer la feuille directement sur le support voulu et la retirer ensuite.

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Pagodes et erreurs de rues se succèdent et nous retrouvons notre hôtel à la nuit tombante, juste avant la fin de l'heure heureuse !