Rentrera, rentrera pas ?

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Une fois n'est pas coutume, nous attendons notre bus, non pas dans une gare routière mais à l'agence de la compagnie elle-même. Et quelle agence ! Touristes et sacs de riz attendent patiemment.

 

 

 

Le trajet de douze heures est épuisant, on dort peu, pour quitter les hauts plateaux de Inlé, nous traversons une cordillère, faite de montées interminables et de descentes vertigineuses, le tout dans des lacets routiers incessants.

Un stop quelque part, un bus est renversé sur le côté dans un ravin et personne ne s'arrête sauf nous. Les chauffeurs vont voir et nous enferment dans notre bus. Pas besoin de coup demain, on repart finalement.

Arrivé à la gare routière de Yangon, taxi, négo' prix de la course, hôtel.

Nous avons réservé une chambre dans un petit hôtel, non loin du premier que nous avions eu en arrivant, en effet, avec un vol prévu à une heure et demie du matin, il fallait qu'on puisse se poser.

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On va faire un peu de shopping, puis nous rejoignons notre chambre.

 

 

 

 

 

 

Douche, clim, sieste, blog. On n’est pas mal.

Le pick up (comprenez, l'enlèvement, la prise en charge) du taxi est prévue à vingt et une heure quinze.

Enregistrement à l'heure au bureau de Cathay Dragon, il nous reste juste assez pour prendre un menu au KFC.

Immigration et attente interminable devant la porte d'embarquement.

Il est tard, après la nuit précédente dans le bus, c'est épuisant.

Notre vol pour Hong Kong est retardé. Un peu plus tard encore, notre vol est annulé

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J'ai beau essayé différentes techniques, rien n'y fait. Aucune solution n'est proposée pour tenter de rejoindre Hong Kong à temps pour prendre notre vol retour pour Paris.

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La communication est inexistante, on ne sait rien, c'est l'anarchie, chacun pour soi et … à cette heure-ci, même dieu n’est plus pour personne...

On doit reprendre nos bagages et les agents de la compagnie nous laissent poireauté, debout, comme ça dans un des halls de l'aéroport déserté jusqu'à quatre heures trente. En fait, ils donnent priorité aux classes affaires et premières. Mais tout est tellement lent qu'on pourrait devenir fou !

Le manque d’assurance de l’équipe au sol ajouté à ce que nous interprétons comme des moqueries de la part des gens mieux que nous commencent à peser. D’autant plus que, en pareil cas, une maitrise de la langue anglaise comme la nôtre est un véritable handicap !

Comme dit Nana « my English is not perfect ! » mais lorsque, dans ce hall immense, sa voix raisonne, effaçant tout bruit alentour et qu’elle leur exprime, dans un silence glacial de clim et résonance de cathédrale ce qu'elle pense de leurs procédés, il semblerait que l'ensemble de l'aéroport l'ai comprise.

Moi, j'l'adore !!!

 

C’est enfin notre tour…

 

Notre sortie du territoire est annulée sur nos passeports par des douaniers revenus à la hâte et en civil, puis nous sommes dispatchés dans différents hôtels de la ville.

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Pour nous, le Sedona, l'un des plus luxueux de Yangon.

 

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Nuit de trois heures et demi, petit déjeuner gargantuesque.

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Les buffets sont tellement grands et nombreux qu'on ne sait plus où donner de la tête. Nana et une autre rescapée du vol Cathay Dragon ne veulent plus partir de ce très bel endroit !  Mais toujours aucune info.

 

 

 

 

 

 

C'est stressant, rentrera ? rentrera pas ?

En plus il faut rester joignable, donc pour nous, dans notre chambre.

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Vers treize heures, on craque sur le buffet des poissons, fruits de mer et crustacés accompagnés d'un verre de vin.

C'est à ce moment précis qu'une des responsables de l'accueil nous informe de notre départ.

 

 

 

 

 

Un vol dans deux, trois heures, pour... Saint Gapour.

Un vol direct pour la France ?!

(Moi ça m’fais rire et comme c’est moi qui écris, je mets ce que je veux !)

Nan, Singapour, avec Singapour Airlines (deux heures trente) puis vol Air France (treize heures trente) pour Roissy Charles de Gaule.

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Coincés dans les deux places les plus centrales dans l’allée du milieu à quatre sièges entre deux balaises dormants, le voyage est très long.

 

 

 

 

Le passage de la douane française est très long, une heure vingt pour passer. Les sas automatiques sont en panne et seulement deux fonctionnent sur dix. Plutôt à l’aise en français (que je parle couramment), je prends à partie une douanière (oui oui, avant le contrôle !), elle battra en retraite devant ce monsieur mécontent. La fatigue aidant, le chauve peu s'avérer virulent...

C’est après avoir expliqué à une des responsables d’escale de Aéroport de Paris quelle solution adopter que la solution a été trouvée.

Utiliser un humain !

Dingue non ?

 

Restera plus qu'à trouver un TGV pour Grenoble…

C’est fait, les escalators, le quai, le wagon, nos sièges.

On souffle, peu de monde dans ce TGV, la pression retombe.

Les hautparleurs annoncent le départ imminent de notre train pour... Nantes, (!) montée d'adrénaline et sortie du wagon sur les chapeaux de roues ! Juste à temps, on n’était pas loin, c'était de l'autre côté du quai !

 

Le bon train arrive, c’est plein, on monte, nos places sont là. C’est prévu, à Grenoble Patricia et Eric viennent nous chercher.

J’aime quand un plan se déroule sans accrocs.

 

Rentrera !