Nuit au frais dans un beau bus sièges larges, avec prises de courant et toutet tout.

On arrivera à Inlé, finalement en avance sur l'horaire, vers trois heures quinze. Les quelques locaux partent tout de suite et nous restons entre touristes, quelques-uns se font emmener vers leurs hôtels sauf nous et un autre couple avec qui nous avons sympathisé dès la montée dans le bus. Nathalie et Jean Denis, originaires de Perpignan, ont leur hôtel tout proche mais décident de rester avec nous. l'endroit parait peu sûr. Sympas. Nous discutons alors que deux hommes restent proche de nous sur cette espèce de petite place entourée de barraques en bois vides. Des boutiques fermées !

L'un des hommes essaie de nous emmener vers notre hôtel en bateau, nous ne comprenons pas trop vu qu'il y a une route qui y va. Il veut certainement nous rouler. Au bout d'un bon moment la boutique où nous nous trouvons ouvre ses portes. Un café, nous sommes au bon endroit, un café.

À peine le temps d'ouvrir que le patron nous sert cafés et thé. Et papotage et patati et patata. On décide enfin de partir vers nos hôtels respectifs, il est cinq heures trente passée. On décide de se revoir le lendemain pour faire barque commune et traverser ensemble le lac Inlé et y découvrir ses merveilles.

Ils sont emmenés en motos de leur côté, puis leurs chauffeurs reviennent et nous emmènent à notre tour, à notre barque. On a potassé un peu et effectivement, notre ressort (ben ouais !) est accessible par l'eau.

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Motos sacs aux dos, puis barque. Une longue barque locale, très effilée, environ six, sept mètres de long et un gros moteur bruyant avec une hélice au bout d'un long axe métallique. Une longue queue comme on les appelait en Thaïlande !

Une fois installés, nous sortons d’un enchevêtrement de barques à la rame, puis moteur hurlant, nous rejoignons notre résidence. Nous croisons une multitude de barques qui vont vers la ville, travailleurs, écoliers.

Le canal de trois kilomètres débouche sur le lac, c'est à cet endroit que se trouvent les pécheurs Inthas. La particularité de ces hommes et de ramer avec une jambe, libérant ainsi les mains pour pouvoir poser et manipuler leur nasse aisément.

Apercevant des touristes, ils commencent à prendre des posent grotesques pour les photos payantes, que nous ne prenons pas. J'en ai fait quelques-unes avant qu'ils ne réagissent et le naturel de celles-ci est préférable pour nous.

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Le lac Inlé, planté en montagne au centre Est du Myanmar était le lieu de villégiature des colons Anglais pour échapper à la chaleur des basses plaines. Aujourd'hui, ce lac est mourant, les pesticides des plantations environnantes s'y déversent et les jardins flottant (j'en reparlerai plus loin) raréfient l'oxygène et du coup une partie de la flore et les poissons.

 

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L'arrivée au ressort est majestueuse, encore un très bel endroit dégotté par ma géniale Nana! Je prends les coordonnées de notre batelier pour demain.

Clefs de la chambre, décrassage et direction la ville. Point de E-Bike à louer ici. Galère, on est à l'écart de tout. J'essaye de louer quand même une moto, auprès de loueurs ou de particuliers, pas moyen. La loi, c'est la loi !

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Qu'à cela ne tienne, le stop fonctionne est c'est en camion à benne que nous rejoignons le village, pour finir à pied, traversant un chantier où Nana n'a pas manqué de vouloir contrôler les EPI (Equipement de Protection Individuelle)... M'enfin en tongues, question crédibilité!

Repas dans un restau' à côté de l'hôtel de Jean Denis et Nathalie, qui nous rejoignent et point sur ce que chacun souhaite voir demain. Ticket de bus pour le retour vers Yangon. Impec.

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Ma chérie nous a dégotter une activité pour deux cet aprèm', massage traditionnel Intha. On cherche l'adresse, on trouve. Thé de bienvenue puis on entre dans une cabane de bambous et pailles tressés.

Allongés sur des nattes et couvertures à même le sol, nos masseuses nous pétrissent pendant une heure. Je me suis endormi que deux fois. Enfin, les trois m'ont levé deux fois en train de ronfler.

Photo avant le départ.

Ragaillardis, c'est dans la joie et la bonne humeur que nous prenons le chemin du retour. Ho !? Un Rickshaw, comprenez, un side-car avec deux places passagers dos à dos. Nana rêvait d'en faire, petite négo, c'est parti.

De gros nuages noirs décident de craquer quelques minutes seulement après notre départ. Pas de toit, pas de bâche, mais un parapluie salvateur est confié à Nana. C'est lent, on est trempé, ça caille en plus. C'est vraiment lent, on demande au chauffeur (en anglais) de stopper à l'abri mais quel que soit la phrase ou la question, celui-ci souri en hochant la tête de haut en bas. En fait y comprend pas un mot de ce qu’on lui raconte… C'est tellement lent qu'on est même rattrapé par... un motoculteur.

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Diner en amoureux au restaurant du ressort, on a choisi deux cuisses de canard confites et pris une bouteille de vin rouge cultivé et élevé sur les bords du lac. Que c'est bon ! L’influence de la direction française se voit sur la carte, en plus, ici il y a des desserts. Profiteroles pour terminer.

 

Nous échangeons longuement avec le directeur de l’hôtel, Bruno, sur son management, la qualité de vie des employés (185 plus les jardiniers et menuisiers qu’il faut gérer !), huit heures de travail, un jour de repos par semaine, quinze de congés payés et obligation de scolariser leurs enfants…

Nous pensons avoir trouver le bon interlocuteur pour répondre à un problème que nous avons depuis le début du voyage. Il est en connexion avec un orphelina local et c’est à cet orphelina (Nana refuse d’y aller, trop dur. Elle a raison !) que nous choisissons d’offrir nos neuf ou dix paires de lunettes de vue, transportées depuis la France. Au lieu de les laisser dans les tiroirs pour rien ou de les apporter chez un opticien sans connaitre la suite… Il y en a même pour toutes petites têtes, celles des filles…

Bruno remercie et s’étonne de la raréfaction des dons de ce genre, plus nombreux auparavant.

Le message est relayé ici, pensez-y lors de vos voyages !

 

 

Direction le lit, demain, grosse journée de découvertes et de navigation sur le lac Inlé.